Les récentes attaques visant Nady Bamba interrogent sur la logique et le fondement des accusations prétendant qu’elle dirige le PPA-CI.
Quand des critiques ne parviennent pas à atteindre directement un acteur politique influent, elles ciblent souvent l’épouse pour déstabiliser l’image publique.
Je me retrouve aujourd’hui confrontée à ce type d’accusation, certains prétendant que je serais la véritable patronne du PPA-CI derrière mon mari.
Ces insinuations sont dénuées de tout fondement, car ma vie quotidienne est pleinement consacrée à la gestion efficace de ma propre entreprise.
Mon emploi du temps professionnel ne me laisse absolument aucun espace pour m’immiscer dans la vie politique ou la carrière de mon mari.
De surcroît, je n’ai ni le charisme nécessaire, ni l’expérience politique, ni le leadership reconnu que possède réellement le président Laurent Gbagbo.
Il convient de rappeler que le PPA-CI est structuré selon des règles strictes de gouvernance, avec des organes décisionnels et un président incontesté.
Les accusations reposent donc sur des perceptions erronées et sur la propension médiatique à extrapoler des liens conjugaux en influence politique.
Suggérer que je contrôle le parti revient à ignorer la réalité institutionnelle et à confondre intimité familiale et autorité organisationnelle.
En réalité, le parti suit un fonctionnement démocratique interne.
Chaque décision stratégique relève d’instances collectives et de responsables élus.
Accuser une épouse de manipuler secrètement un parti politique sans preuve tangible relève davantage d’une stratégie visant à fragiliser l’image d’un mari influent.
Ainsi, le soupçon n’est pas pertinent, car il ignore complètement les mécanismes de leadership, les procédures et les responsabilités officielles au sein du PPA-CI.
Il s’agit en réalité d’une attaque personnelle indirecte, exploitant le fait que certains considèrent la femme comme vecteur invisible du pouvoir de son mari.
Pour clore, je réaffirme que tout pouvoir politique réel appartient au président Laurent Gbagbo, et non à moi, et qu’il convient de rendre à César ce qui lui revient.
Ces clarifications montrent que la rumeur est infondée et que le vrai leadership politique repose sur l’expérience, le charisme et les responsabilités formelles.
FATEM CAMARA & MARIE GNIALET
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
