Un appel à respecter les constitutions, à cesser les ingérences étrangères et à reconnaître que les temps changent pour tous.
« Nos camarades devraient quitter les lieux de détention injuste, tandis que nous poursuivons la lutte contre le quatrième mandat imposé.
En Afrique, les problèmes persistent car nous rédigeons des textes juridiques que nous refusons ensuite volontairement d’appliquer correctement chaque fois.
Nous élaborons constitutions et lois avec fierté, puis les publions officiellement sans jamais respecter leurs principes essentiels pourtant librement choisis.
Si la constitution limite les mandats à deux, nul ne devrait prétendre légitimement gouverner encore pour un quatrième mandat supplémentaire.
Les puissances étrangères interviennent parfois dans nos élections, transformant des rivalités internes en crises imposées par des intérêts extérieurs déterminants.
L’usage de la force crée l’illusion qu’on peut tout obtenir.
mais les circonstances changent toujours et renversent souvent les rôles.
Pourquoi écrire des textes que nous refusons de respecter ? Cette incohérence engendre la majorité des problèmes politiques dans nos pays.
Une élection se déroule entre deux candidats et chacun se proclame vainqueur, créant des tensions internes et parfois des interventions étrangères.
Quand la France ou d’autres puissances s’impliquent, la démocratie locale est bafouée et la souveraineté nationale violemment ignorée par des pressions extérieures.
L’usage de la force crée l’illusion qu’on peut tout obtenir par les bombes, mais l’histoire démontre que cela ne dure jamais longtemps.
Les temps changent toujours : hier un président détenait le pouvoir, aujourd’hui il est emprisonné tandis que d’autres retrouvent enfin leur liberté.
Moi, je suis sorti de prison après avoir été injustement enfermé, tandis que ceux qui étaient puissants connaissent aujourd’hui le désaveu.
Aujourd’hui je suis libre après la prison, alors que ceux autrefois puissants subissent désormais les conséquences de leurs propres décisions. On a une constitution qui empêche de faire ce 4e mandat. Mais toi tu es quoi et puis tu es qui pour vouloir ça »
ETHAN GNOGBO
POUVOIRS MAGAZINE
