Le chef d’état-major de l’armée devient président de transition pour un an, après arrestation de dirigeants et contrôle total.
Le général Horta N’Tam est président de la transition. Il assume désormais le contrôle du pays pour douze mois.
La cérémonie d’investiture s’est déroulée dans une salle de l’état-major, en présence des cadres militaires, sans hymne national ni foule civile.
L’armée a affirmé avoir pris le contrôle complet du pays dès la veille et annonce une réouverture immédiate des frontières nationales.
Le président sortant, Umaro Cissoko Embalo, reste détenu dans les locaux de l’état-major, sans possibilité de communication officielle avec l’extérieur.
On a arrêté Domingos Simoes Pereira, chef du PAIGC et principal opposant historique. Privant ses partisans de leadership politique concret.
On a interpellé Cinq magistrats. Empêchant la supervision du décompte électoral, et plusieurs personnalités de l’opposition ont subi des arrestations ciblées.
Le général Horta N’Tam justifie le putsch par la nécessité de contrer une menace de déstabilisation liée à des trafiquants de drogue.
La capitale Bissau apparaît totalement déserte, avec rues vides et patrouilles militaires renforcées, malgré la levée officielle du couvre-feu dès le matin.
Les habitants rencontrent d’énormes difficultés pour accéder à internet et communiquer.
Et l’information circule uniquement par médias officiels militaires.
La Cédéao condamne le coup d’État. Elle le qualifie de menace grave pour la stabilité régionale. Et appelle au rétablissement immédiat du gouvernement légal.
Des pays voisins et organisations internationales expriment également leur inquiétude. Soulignant la nécessité de respecter la démocratie et l’État de droit.
Ce putsch s’inscrit dans une longue série d’instabilités, la Guinée-Bissau ayant déjà connu plusieurs coups d’État et tentatives de renversement politique.
Les militaires promettent une transition d’un an. Mais la population reste inquiète face à l’absence de calendrier clair pour des élections démocratiques futures.
Le contrôle des principaux axes et du palais présidentiel est strict, limitant toute manifestation ou rassemblement potentiel de l’opposition dans la capitale.
L’armée assure que les frontières s’ouvrent. Mais l’accès à la ville et à l’information reste largement surveillé et restreint pour la population ciVile.
MARIE GNIALET
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
