Une simple demande de prêt se transforme en affrontement brutal à Bouna, où un différend stupide conduit finalement à une condamnation ferme.
Le tribunal de Bouna a condamné D. Ollo à trois mois fermes pour avoir violemment agressé son ami après une dispute prolongée.
Selon l’audience, Ollo avait emprunté une moto pour une course et avait emporté un power bank sans autorisation préalable.
Malgré les nombreuses demandes, il a conservé moto et power bank durant une semaine, ignorant totalement les sollicitations répétées du propriétaire lésé.
Après plusieurs semaines, l’ami a cherché à comprendre l’absence de restitution, se rendant directement chez Ollo pour obtenir une explication.
Face à lui, Ollo s’est mis en colère, affirmant détester toute forme de pression concernant la remise de la moto empruntée.
La discussion s’est rapidement envenimée, dégénérant en bagarre violente où la victime a été rouée de coups et mordue.
Alertée, la police est intervenue sur les lieux, procédant immédiatement à l’interpellation d’Ollo, placé ensuite en garde à vue prolongée.
Déféré devant le parquet, on a poursuivi le mis en cause après présentation de certificats médicaux confirmant les multiples lésions constatées.
Le tribunal l’a jugé coupable des violences volontaires et a prononcé trois mois fermes, assortis d’une amende fixée à 50 000 FCFA.
L’affaire illustre à quel point un différend apparemment banal peut dégénérer rapidement, transformant une simple mésentente en violences physiques graves.
Les tensions entre amis autour de biens prêtés, ici une moto et un power bank, ont montré les conséquences judiciaires possibles d’une colère mal maîtrisée. Le tribunal de Bouna envoie ainsi un signal clair : les excès de violence, même dans un contexte personnel, ne restent pas impunis, et le respect des biens d’autrui demeure une obligation fondamentale.
FATEM CAMARA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
