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Alors que cinq prêtres ont été libérés à Baba I, l’Église catholique dénonce la détention persistante d’un de ses ministres, réclame sa libération immédiate.

Et annonce une série de mesures spirituelles et opérationnelles face aux séparatistes.

L’enlèvement répété de prêtres dans la région de Bamenda réactive une profonde inquiétude ecclésiale. Nourrissant désormais une colère pastorale soigneusement contenue.

Le 15 novembre, des hommes armés ont intercepté deux prêtres revenant d’une cérémonie universitaire.

Leur disparition immédiate a suscité une mobilisation urgente. Aboutissant à l’envoi d’une délégation ecclésiale chargée de négocier une libération rapide.

Cette délégation comptait quatre prêtres et un laïc qui furent finalement retenus eux-mêmes jusqu’à leur libération intervenue cinq jours plus tard.

Les ravisseurs ont cependant refusé de relâcher le père John Berinyuy Tatah. Exigeant une rançon catégoriquement refusée par l’autorité ecclésiale locale.

Face à cette persistance, l’archevêque Andrew Nkea a annoncé une réponse graduelle. Articulant prière, fermetures administratives et actions publiques déterminées.

Il a d’abord ordonné la récitation obligatoire de la prière à Saint Michel durant chaque messe célébrée dans tout l’archidiocèse.

Cette première étape vise à unir les fidèles dans une démarche spirituelle collective. Affirmant clairement une résistance non violente mais profondément résolue.

L’archevêque prévoit ensuite, sans libération obtenue, la fermeture immédiate des écoles, paroisses et institutions catholiques dépendant du décanat de Ndop.

Cette mesure signifierait un retrait complet du personnel religieux.

Considéré actuellement incapable d’assurer sa sécurité dans une zone dangereuse.

Il impose aussi le retrait du Saint Sacrement dans chaque église afin de signifier la gravité spirituelle de la situation présente.

Si aucune évolution n’est enregistrée avant février, une marche collective rassemblera archevêque, clergé et fidèles jusqu’au lieu supposé de détention.

Cette démarche publique entend placer la pression morale maximale sur les ravisseurs, exigeant une libération immédiate et sans condition négociable.

L’archevêque exprime exaspération et fatigue après plusieurs enlèvements successifs ayant lourdement éprouvé paroisses, missionnaires et familles chrétiennes locales.

Il dénonce les souffrances continues infligées aux communautés, prises entre séparatistes armés et forces régulières durant une crise dépassant désormais neuf années.

Cette accumulation de violences a renforcé l’appel pressant de l’Église en faveur d’un dialogue sincère visant une résolution durable du conflit.

La position du prélat réaffirme que la protection du clergé demeure prioritaire, condition essentielle pour continuer une mission pastorale aujourd’hui fragilisée.

L’Église espère ainsi transformer cette épreuve en moment de vérité, donnant force nouvelle à l’exigence de paix et de justice.

Malgré la tension, les fidèles restent mobilisés, décidés à accompagner leur archevêque jusqu’à l’obtention de la libération totale et définitive attendue.

MARIE GNIALET

photo:dr

POUVOIRS MAGAZINE

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