Débat sur les “candidats étrangers” : Antoine Assalé Tiémoko appelle au respect de la loi

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Le président d’Adci, Antoine Assalé Tiémoko, a réagi aux polémiques entourant la participation de candidats naturalisés aux élections locales.

Face à ce qu’il qualifie de « poison ethnique », il rappelle la clarté de la loi ivoirienne et défend l’égalité des droits entre Ivoiriens de naissance et Ivoiriens par naturalisation.

Antoine Assalé Tiémoko, président du mouvement Adci, s’est prononcé sur les critiques visant la présence de candidats naturalisés dans la compétition électorale. Pour lui, la polémique n’a aucun fondement légal et témoigne d’un climat politique « empoisonné » par des débats menés sans maîtrise des réalités juridiques.

« Adci a 30 candidats. C’est un mouvement très jeune, à peine 16 mois d’existence. Nous choisissons les zones où nous pouvons assurer », explique-t-il d’emblée, rappelant ainsi la stratégie pragmatique d’un parti encore en construction.

Mais le cœur de son intervention porte sur le débat autour des candidats dits “étrangers”, qu’il qualifie de « faux débat ». Selon lui, la loi ivoirienne est sans ambiguïté. Un citoyen naturalisé bénéficie des mêmes droits civiques et politiques que tout autre Ivoirien.

A condition de respecter les délais prévus.

« On est ivoirien soit de naissance, soit par naturalisation. Quand on est naturalisé, la loi est très claire. Pour être électeur il faut attendre cinq ans, pour être candidat il faut attendre dix ans. Mais à partir du moment où on est naturalisé, on a les mêmes droits que tous les autres Ivoiriens ». insiste-t-il.

Le responsable politique balaie également la dimension ethnique que certains tentent d’introduire dans le débat. « Qu’on soit de peau blanche ou de peau noire, dès l’instant où on est ivoirien, qu’on détient une carte d’identité ivoirienne et qu’on remplit les conditions fixées par la loi, on peut se présenter à n’importe quelle élection », affirme-t-il, précisant toutefois que l’élection présidentielle obéit à des exigences plus strictes.

Pour les élections locales, en revanche, les règles sont simples : tout naturalisé ayant respecté le délai légal peut se porter candidat, qu’il soit « libanais, burkinabè, malien, etc. ».

Antoine Assalé Tiémoko rejette ainsi toute responsabilité dans « l’empoisonnement ethnique du débat », estimant que la crise actuelle provient plutôt de discours simplistes et de la manipulation identitaire.

À travers cette mise au point, le leader d’Adci appelle implicitement à un retour au droit et à une respiration démocratique apaisée, loin des clivages ethniques qui ont trop souvent alimenté la vie politique ivoirienne.

FATEM CAMARA

photo:dr

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