Accident: un bébé parmi six blessés

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Sur l’axe Bongouanou–Kotobi, près du village de Nanan-Assouakro, un accident survenu le 4 novembre 2025 a fait six blessés, dont un bébé d’un an.

La scène a bouleversé les habitants, témoins d’un choc d’une rare violence entre un taxi communal et une moto.

Il est un peu plus de huit heures, ce mardi 4 novembre 2025, quand un vacarme assourdissant brise la quiétude matinale de Nanan-Assouakro, un paisible village du département de Bongouanou.
Sur la route reliant Kotobi à la capitale régionale, un taxi communal et une moto viennent d’entrer en collision. Le choc est brutal, d’une intensité telle que des riverains accourent aussitôt, croyant d’abord à une explosion.

Sur le bitume, les débris s’éparpillent. À quelques mètres, un bébé gît dans les bras de sa mère, inanimé.
« Il ne respirait presque plus », murmure un témoin encore sous le choc.
Alertés, les pompiers civils du Moronou arrivent en urgence. Ils se battent contre le temps pour sauver l’enfant, âgé d’à peine un an. Les gestes de réanimation finissent par stabiliser sa respiration. L’émotion est palpable : la vie vient de tenir tête à la mort.

Autour d’eux, les blessés sont nombreux.


Trois jeunes femmes, âgées de 20 à 25 ans, gémissent de douleur.
L’une présente de profondes plaies au visage et au crâne ; une autre se plaint de violentes douleurs à la poitrine et aux bras ; la troisième, moins gravement atteinte, porte des contusions multiples. Toutes trois sont rapidement placées sur des civières de fortune, puis conduites vers l’hôpital général de Bongouanou.

Trois jeunes hommes, également victimes, sont secourus à leur tour.
L’un saigne abondamment de la tête et des jambes ; un autre souffre de plaies au dos ; le dernier, au visage tuméfié, peine à marcher. Les équipes de secours s’affairent sans relâche sous le regard impuissant des villageois rassemblés.

En moins d’une heure, les six blessés sont évacués vers l’hôpital. Le bébé, toujours fragile, y reçoit des soins intensifs.

Dans la cour de l’établissement, les proches affluent, inquiets, priant pour la survie des leurs.

Sur les lieux de l’accident, la police procède aux premières constatations. Les témoins évoquent un excès de vitesse, peut-être une imprudence au moment d’un dépassement. « Ici, les véhicules roulent trop vite, surtout les taxis », déplore un habitant de Nanan-Assouakro.

L’accident de ce 4 novembre vient rappeler la dangerosité de cet axe très fréquenté du Moronou, régulièrement théâtre de drames similaires.
Les autorités locales, déjà alertées par la recrudescence des collisions, promettent de renforcer les contrôles routiers et la sensibilisation des conducteurs.

Pendant ce temps, la population de Bongouanou retient son souffle.
Car derrière ces chiffres — six blessés, un bébé entre la vie et la mort — se cache une réalité plus crue : celle d’une route meurtrière où la prudence reste la seule véritable armure.

MARIE GNIALET

photo:dr

POUVOIRS MAGAZINE

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