Il n’a pas seulement joué au football. Serge-Alain Maguy a pensé, lu, et compris le jeu bien avant les autres. En ce 20 octobre, il célèbre ses 55 ans.
Une belle occasion pour rendre hommage à l’un des plus grands milieux de terrain que la Côte d’Ivoire ait connus.
Maguy, c’est l’élégance d’un geste simple, la lucidité dans la densité, l’intelligence dans l’intensité. Un nom qui évoque à la fois les rivalités féroces de la Ligue 1 ivoirienne. Et l’unité nationale portée par l’équipe des Éléphants. Ce joueur rare a eu l’audace — et le talent — de porter les deux maillots les plus lourds de Côte d’Ivoire : ceux de l’ASEC Mimosas et de l’Africa Sports, clubs rivaux, mais piliers du football national.
Formé à l’AS EECI, il poursuit sa route vers l’Africa Sports, où il marque les esprits et soulève en 1992 la Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupes. L’année suivante, il ajoute à son palmarès la Supercoupe d’Afrique, toujours sous les couleurs vert et rouge. Mais c’est avec les Éléphants qu’il touche au sommet : la CAN 1992, remportée au Sénégal, reste le moment phare de sa carrière internationale.
58 sélections, une régularité et une classe incontestables.
Son talent s’exporte ensuite en Espagne à l’Atlético de Madrid, puis en Suisse au CS Chênois, avant de passer par le Paris FC. Partout, sa vision de jeu, son toucher de balle et sa précision font l’unanimité. Ceux qui l’ont vu jouer parlent d’un joueur « en avance sur son temps », capable d’éclairer le terrain comme un chef d’orchestre.
Aujourd’hui encore, son nom revient souvent dans les discussions quand il s’agit d’évoquer les plus grands talents du football ivoirien. À l’écart des projecteurs depuis sa retraite, il reste pourtant une référence pour toute une génération de passionnés.
En ce jour anniversaire, la Côte d’Ivoire se souvient de Maguy. Le joueur, l’artiste, l’Éléphant. Celui qui a su réunir deux camps ennemis par le respect de son jeu.
Joyeux anniversaire, Serge-Alain Maguy. Et merci pour le football.
DESIRE THEA
photo:dr
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