Opposition ivoirienne : le Front commun prépare une marche nationale pour exiger des élections transparentes.
Après Yopougon en août, la coalition PPA-CI / PDCI-RDA revient avec une nouvelle mobilisation.
Le 4 octobre, elle appelle les citoyens à une marche pacifique à Abidjan. Pour réclamer un dialogue politique et des élections justes en 2025.
Le ton monte entre l’opposition et le pouvoir.
Le Front commun de l’opposition ivoirienne prévoit une grande marche citoyenne le samedi 4 octobre dans la ville d’Abidjan.
Cette coalition regroupe le PPA-CI de Laurent Gbagbo et le PDCI-RDA de Thiam, deux piliers historiques de la scène politique ivoirienne.
Leur objectif : exiger un dialogue national pour garantir des élections inclusives, transparentes et démocratiques à venir dans le pays.
Dans un communiqué du 26 septembre, les leaders appellent militants, sympathisants et citoyens engagés à participer massivement à la mobilisation.
La dernière manifestation du Front commun avait eu lieu à Yopougon, le 9 août, et avait rassemblé des milliers de personnes.
Cette fois encore, les organisateurs promettent une marche pacifique, encadrée. Avec un message clair adressé aux autorités politiques actuelles.
Le lancement de la mobilisation a officiellement débuté le 27 septembre. Avec plusieurs rassemblements à travers le district d’Abidjan.
À Yopougon, Dahi Nestor, cadre du PPA-CI, a invité la population à sortir massivement pour exprimer son attachement à la démocratie.
Le même jour à Abobo, Michel Gbagbo, vice-président du PPA-CI, a motivé les militants à faire entendre leur voix dans la rue.
Il a présenté cette marche comme une démonstration de force citoyenne. Dans un contexte politique tendu à l’approche de l’échéance électorale.
À Bonoua, Marie-Odette Lorougnon a sensibilisé les femmes sur l’importance d’une présence féminine massive le 4 octobre prochain.
Pour elle, le contexte actuel, fait de crispations politiques, donne à cette mobilisation un sens bien au-delà des revendications classiques.
Le message du Front commun est clair : sans dialogue et sans garanties électorales, la stabilité politique du pays reste en danger.
ETHAN GNOGBO
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

