J’espère que vous avez passé de bonnes vacances auprès des vôtres, et que vous êtes en excellente santé pour entamer cette nouvelle année scolaire et académique.
C’est tout le bien que je vous souhaite.
En attendant de nous retrouver pour une rencontre en présentiel, il me plaît de vous adresser cette lettre amicale. Je ne viens pas, à travers elle, me poser en donneur de leçons. Mon intention est simplement de vous rappeler certaines choses essentielles, et de vous encourager davantage. Je vous rêve meilleurs : meilleurs pour faire honneur à vos familles, à votre pays, et à tout un continent. Et, soyez-en certains, vos parents, dans le silence de leurs sacrifices, partagent ce rêve avec moi. C’est pourquoi, dans la limite de leurs moyens, ils mettent à votre disposition tout ce qui est nécessaire à votre épanouissement.
Aujourd’hui, vous êtes apprenants, en préparation pour devenir des femmes et des hommes capables d’apporter des réponses concrètes dans un monde en perpétuelle évolution. Vous avez désormais compris, je l’espère, que l’école ne sert pas uniquement à faire plaisir aux parents. Elle est, avant tout, un outil pour vous construire. Ainsi, si vous avez fait le choix de poursuivre vos études, je vous en félicite. Vous êtes sur l’une des meilleures voies pour ne pas être aveugles – ni socialement, ni professionnellement.

Soyez fiers de vos parents. Soyez fiers d’être, pour l’instant, des apprenants.
L’école est un excellent tremplin pour votre essor futur. « Que vais-je devenir ? Pourquoi le devenir ? Comment y parvenir ? » Ces trois questions fondamentales devraient habiter vos pensées chaque jour de votre parcours scolaire. Car les réponses que vous leur apporterez façonneront votre manière de vivre et d’agir. N’avez-vous pas remarqué qu’un homme sans objectif est un être qui tourne en rond, perdu dans le brouillard de l’existence ?
Tant que vous avez encore la chance d’avoir des parents à vos côtés, donnez-vous du temps pour vous bâtir.
Le moment est venu de semer inlassablement dans vos esprits, afin de récolter demain avec dignité et fierté. Nous vivons dans une société de grande consommation, et qui dit consommer, dit produire. Mais que faut-il pour produire ? Il faut savoir, il faut comprendre, il faut penser. Et d’où viennent le savoir, l’idée, la pensée ? Des livres.
Le livre est un prolongement du savoir transmis à l’école. Il vous ouvre à d’autres idées, à d’autres horizons, et vous accompagne silencieusement sur votre chemin. Lire un livre, c’est dialoguer avec un esprit, bénéficier de son expérience, de sa sagesse, de sa vision du monde. C’est souvent dans un livre que naît le déclic qui transforme une vie. La lecture enrichit votre vocabulaire, améliore votre expression, affine votre pensée.
Bill Gates est une illustration éloquente de la puissance de la lecture. Moi-même, aujourd’hui écrivain, suis un fruit de cette habitude. Les exemples abondent. Lisez donc, et variez vos lectures : textes sacrés, littérature générale, journaux, magazines. Informez-vous. Nourrissez votre esprit comme vous nourrissez votre corps. C’est ainsi que l’on devient capable de proposer quelque chose de nouveau, quelque chose de pertinent, à la table du monde.
De nombreux domaines attendent des idées nouvelles pour penser et panser leurs failles.
Et c’est là que notre pays espère une explosion d’intelligences singulières, afin de rayonner dans le concert des nations. Il compte sur vous, la génération montante. Pensez à ce que font les jeunes de votre âge ailleurs : en Asie, en Europe, en Amérique. Nombre d’entre eux sont déjà inventeurs, créateurs, entrepreneurs. Ils inspirent déjà leur société.
Vous devez vous poser la question : qu’apportez-vous à votre famille, à votre pays, à votre continent ? Travaillez avec ardeur, car la paresse tue l’ambition, la peur paralyse la sagesse, et le doute affaiblit la confiance. À l’ère des nouvelles technologies – que vos parents n’ont pas connues mais qu’ils ont su affronter avec courage – la réussite n’est plus une option, elle est une nécessité. L’excuse a disparu, seule demeure l’exigence du travail.
L’école vous offre une base intellectuelle. Le diplôme, en soi, n’est qu’une photocopie du savoir. Il ne fait pas de vous un maître. C’est le savoir-être (l’attitude) et le savoir-faire (l’aptitude) qui vous distingueront vraiment.
Je vous souhaite une année d’études studieuse, inspirée et féconde. Tenez bon, visez haut, et à très bientôt.
𝐁𝐨𝐫𝐢𝐬 𝐀𝐧𝐬𝐞𝐥𝐦𝐞 𝐓𝐚𝐤𝐨𝐮é
Écrivain
photos :dr
POUVOIRS MAGAZINE

