À trois mois de la présidentielle ivoirienne, Jean François Kouassi, 35 ans, bouscule les codes et électrise la scène politique.
Jean François Kouassi, est le plus jeune candidat à la présidentielle ivoirienne prévue en octobre 2025. Il veut tout changer.
Son discours il le dit en Dioula, en bété en anglais pour ratisser large. Il tranche avec ceux des figures historiques, qu’il accuse d’avoir confisqué le pouvoir trop longtemps.
À 35 ans, il incarne une rupture générationnelle, assumée, portée par une jeunesse nombreuse et longtemps marginalisée.
Jean François Kouassi affirme n’avoir aucun contentieux avec aucun camp politique. Cela lui permet de parler à tous.
Il refuse d’être prisonnier des alliances anciennes. Cette neutralité, selon lui, est la clé d’une vraie réconciliation.
Il promet d’engager un dialogue inclusif, sans calculs, pour refermer les blessures des crises politiques successives.
Plus de 77 % des Ivoiriens ont moins de 35 ans, mais restent quasi absents de la gouvernance.
Kouassi veut leur redonner voix, place et pouvoir. Il prône une gouvernance participative, inclusive et décentralisée.
Il appelle les jeunes à devenir acteurs du changement, pas simples spectateurs d’un théâtre politique usé.
Selon lui, le chômage des jeunes est le problème central du pays, aggravé par l’inadéquation formation-emploi.
Il veut réformer l’éducation en y intégrant des compétences techniques, entrepreneuriales et numériques dès le secondaire.
Il prévoit de créer un fonds spécial pour financer les projets portés par les jeunes avec des procédures simplifiées.
Une banque pour la jeunesse, un guichet pour l’espoir
Il promet une banque de la jeunesse, dotée d’outils de financement souples, transparents et sans garantie excessive.
Les jeunes entrepreneurs bénéficieront d’un accompagnement juridique, administratif et technique sur l’ensemble du territoire.
Le foncier rural sera rendu accessible pour les jeunes agriculteurs grâce à des procédures sécurisées et rapides. Voici ses axes
-Formation technique adaptée aux besoins réels.
-Accès simplifié au financement.
-Guichets uniques pour la création d’entreprise.
-Sécurisation de l’accès au foncier rural.
-Éducation à l’entrepreneuriat dès l’école.
-Promotion du « made in Côte d’Ivoire ».
Le numérique comme pilier de transparence
Il prévoit une refonte des filières de formation pour répondre aux réalités économiques locales et internationales.
Il veut renforcer l’alternance, les stages obligatoires, et la participation des entreprises à la formation des jeunes.
Le secteur privé sera directement impliqué dans la définition des compétences et l’évaluation des programmes.
Le numérique sera au centre de sa gouvernance, avec des comptes publics accessibles à tous, en ligne et en temps réel.
Il créera des plateformes participatives permettant aux citoyens de proposer, suivre et contrôler les politiques publiques.
La présidence publiera ses dépenses, y compris celles du chef de l’État, pour instaurer une culture de responsabilité.
Kouassi dit croire fermement en sa victoire. Mais son engagement ne s’arrêtera pas en cas d’échec.
Il promet de continuer à former, mobiliser, et structurer un mouvement national, au service du changement durable.
« Ce n’est pas juste une candidature. C’est une dynamique historique. Tous les indicateurs montrent que nous serons sur la ligne de départ. Et cette fois, la jeunesse sera au rendez-vous. »
ETHAN GNOGBO
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

