17 août: 2 ans déjà, l’inaltérable Dr Michel Zunon Kipré

12 mois

Le 17 août 2025, l’église Saint Charles de Lwanga, en finition, a vibré d’émotion pour commémorer un grand homme.

Deux ans après la disparition du Dr Michel Zunon Kipré, sa famille, réunie dans la foi, a célébré son héritage spirituel, humain et national. L’Évangile du jour, dur mais éclairant, a invité chacun à dépasser la division, comme lui le fit toute sa vie.

Le 17 août 2025, dans le silence vibrant de l’église en finition, l’âme du Dr Zunon planait sur les fidèles.

Ce lieu sacré, qu’il a contribué à ériger de ses dons et de ses prières, porte déjà les marques de son cœur.

À Saint Charles de Lwanga de Gogohué son rêve d’un sanctuaire pour tous continue de prendre forme. Pierre après pierre, espérance après espérance.

Le Père Anet, venu de Saint Joseph, a conduit la célébration avec ferveur, en l’absence du Père Raoul Adiko.

À la veille d’élections, il a imploré Dieu de préserver la paix des familles. En se souvenant de l’exemple du disparu.

S’appuyant sur l’Évangile où le Christ parle de division, il a invité chacun à méditer sur le prix de la vérité.

Car l’amour véritable n’unit pas toujours sans peine. Il révèle, il sépare parfois, pour mieux purifier et guérir les liens.

Le Dr Zunon Kipré fut un homme de foi, bâtisseur dans tous les sens, semeur infatigable dans le champ de Dieu.

À Daloa, il a permis au diocèse de donner au département son tout premier prêtre: le Père Martin Grogue.

Ce dernier célèbre d’ailleurs, le 28 septembre prochain son jubilé d’argent.

Ce geste du Dr Zunon-Kipré, discret mais immense, fut un souffle pour l’église locale, et un signe de son amour pour l’œuvre divine.

Au-delà de ses succès médicaux ( il était médecin chirurgien); politiques (il fut député); ou sportifs (footballeur à Nantes puis Président de la fédération ivoirien de sport automobile), son plus beau combat fut celui de la lumière dans les âmes.

Famille, amis, descendants… sont venus d’Abidjan pour certains et de Daloa pour d’autres pour prier. Pleurer, mais surtout dire merci pour cette vie donnée sans retenue.

Dans une Côte d’Ivoire parfois éclatée, il fut une charnière. Un pont vivant entre générations, régions, convictions et passions.

Et si Dieu l’a rappelé en 2023, son message demeure : ne pas laisser la mort fracturer ce qu’il a tant bâti.

À la fin de la messe, le prêtre a béni la tombe, où reposent les silences d’un homme qui parlait par ses actes.

Le nom du Dr Zunon Kipré résonne encore dans le cœur du Haut Sassandra. Comme un cantique ancien que l’on ne veut oublier.

Sa veuve, la sénatrice Viviane Zunon Kipré, incarne le maintien de cette flamme d’unité et de service enracinée en Dieu.

Et si, comme Abraham, chaque famille était appelée à quitter ses blessures pour construire ensemble une terre de réconciliation ?

Alors, le sacrifice du Christ, loin de diviser, deviendrait l’étendard d’un amour profond, qui dépasse les deuils et les dissensions.

AK

photo:dr

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