Jean Kacou Diagou : L’audace, le pouvoir de créer — Et toujours croire que tout est encore possible, à tout âge.
À 77 ans, Jean Kacou Diagou incarne une philosophie simple : entreprendre tôt, viser grand, transmettre vite, ne jamais ralentir.
Suave anniversaire, Monsieur Diagou.
Vous êtes né un 15 août.
Et chaque année, cette date résonne comme une vision vivante.
Les jeunes Ivoiriens, les jeunes Africains doivent refuser d’attendre ; chaque expérience salariale peut devenir une rampe vers l’entrepreneuriat.
Créer tôt permet de construire mieux, avant que les peurs s’installent, avant que la routine n’éteigne l’élan de bâtir.
Il suffit d’un poste, d’un projet, d’un besoin : nos pays débordent d’opportunités, si grandes qu’elles effraient les tièdes.
Jean Kacou Diagou n’a pas hésité, il s’est lancé avec foi, ambition, méthode et une obsession : bâtir durablement africain.
Il a fondé NSIA en 1995 avec des capitaux africains : une révolution dans un secteur longtemps dominé par l’étranger.
Aujourd’hui, NSIA, c’est plus de 3 000 collaborateurs dans douze pays, une banque, des assurances, un empire panafricain à visage humain.
Diriger, pour Diagou, ne signifie pas concentrer : cela signifie transmettre, faire grandir, entourer, structurer, et surtout, rester à l’écoute.
Un Président de Conseil d’Administration doit faciliter les débats, protéger la parole libre et instaurer un climat de pleine confiance.
Il guide sans imposer, orchestre sans bruit, veille à la fluidité des échanges et à la clarté des décisions essentielles.
Son rôle n’est pas politique, mais stratégique : il incarne la colonne vertébrale invisible d’une gouvernance moderne et solide.
Assurer la régularité des réunions, veiller aux mises en œuvre, soutenir le directeur général : voilà sa mission de chef.
Un bon PCA ne contrôle pas pour contrôler : il équilibre, il éclaire, il arbitre, et il accompagne chaque décision.
Avant d’être ce sage stratège, Jean Kacou Diagou fut un bâtisseur discret, dans les bureaux de l’UAP, à Paris.
Chef des sinistres, secrétaire général, directeur général… Il a appris la rigueur technique avant d’oser rêver un groupe africain.
Il a été vice-président, administrateur, rédacteur du Code CIMA, président de fédérations, puis patron des patrons au CGECI.
Mais c’est en père d’entreprise qu’il s’épanouit : ses filles l’ont rejoint, perpétuant l’esprit de famille au cœur de NSIA.
Il compose aussi des chants religieux, prie avec ses collaborateurs, et fête ses victoires à l’église, avec gratitude profonde.
On l’écoute pour sa sagesse, on le suit pour son exemple, on le célèbre pour sa constance et sa foi.
Le 15 août, il n’a pas seulement vu le jour : il a ouvert une voie dans l’économie africaine moderne.
Alors, joyeux anniversaire à vous, Jean Kacou Diagou.
Merci d’avoir prouvé qu’oser, c’est souvent gagner — quand on ose pour tous.
JULIEN BOUABRE
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

