À l’occasion de la Journée internationale du journaliste sportif, l’Ufresa-CI et la Sgpme ont scellé un partenariat stratégique.
Un pacte qui dépasse les mots : il redéfinit les rapports entre sport, genre, médias et développement économique inclusif. Le début d’un nouvel équilibre sur le terrain comme dans les rédactions.
Le 17 juillet 2025, un accord discret mais décisif a été signé entre deux structures que tout semblait séparer.
D’un côté, l’Ufresa-CI, syndicat engagé pour les femmes journalistes sportives en Afrique, surtout celles tenaces mais invisibles.
De l’autre, la Sgpme, organe financier au cœur de l’écosystème entrepreneurial, habituée à soutenir les oubliés des circuits classiques.
L’objet ? Tendre la main, croiser les trajectoires, ouvrir des voies entre presse sportive et autonomisation économique au féminin.

Ce partenariat donne une impulsion inédite à la célébration de la Journée internationale du journaliste sportif, les 25 et 26 juillet.
Un événement pour les femmes de terrain, souvent reléguées derrière les micros, rarement promues aux pupitres décisionnels.
La directrice de la Sgpme, Joëlle Kouassi, voit dans ce geste un levier d’impact durable et une évidence morale.
Pour elle, l’autonomisation féminine ne se discute pas, elle se construit à coups d’opportunités et de reconnaissance partagée.
« L’inclusion financière est la clef, mais encore faut-il ouvrir la porte aux bonnes personnes », a-t-elle rappelé publiquement.
Elle insiste : il est temps que les femmes journalistes sportives accèdent aux projecteurs, pas seulement pour les brandir.
Du côté de l’Ufresa-CI, Élisabeth Goli a salué cette alliance comme un souffle nouveau dans un univers trop figé.
Ancienne plume aguerrie de « Fraternité Matin », elle sait combien les femmes doivent toujours prouver davantage pour exister.
Ce partenariat est, selon elle, plus qu’un soutien : c’est une validation institutionnelle de la légitimité des femmes reporters.
Il permettra à la journée du 25 juillet de devenir un lieu stratégique, pas juste symbolique, pour la profession.
L’édition prévoit conférences, ateliers, expositions et même des activités sportives : preuve que le terrain appartient aussi aux femmes.
Autour de ces rencontres : des journalistes, des décideurs, des bailleurs, des citoyens prêts à changer le scénario habituel.
Ce qui se joue ici dépasse la presse : c’est une autre narration du sport, du pouvoir et de la visibilité.
Et peut-être, grâce à ce pacte, les voix longtemps tues pourront enfin couvrir le vacarme des inégalités persistantes.
Car oui, une femme journaliste sportive peut être à la fois commentatrice, cadre dirigeante, entrepreneure et modèle de société.
DESIRE THEA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
