Le 19 juillet, à Bonoumin, une voix singulière a ravivé la flamme d’un héros oublié : Gabriel Tiacoh. À travers un récit spirituel et vibrant, Frère Valentin-Joseph Siban transforme une trajectoire athlétique en leçon de vie pour la jeunesse africaine.
Dans une salle modeste, à Bonoumin, les cœurs battaient fort à l’évocation d’un nom : Gabriel Tiacoh.
Ils étaient venus nombreux, jeunes passionnés, éducateurs, figures sportives, attirés par une promesse de mémoire vivante et partagée.
Ce jour-là, Frère Valentin-Joseph Siban, religieux ivoirien, présentait un livre né d’une admiration silencieuse mais profonde.
Intitulé Gabriel Tiacoh, la légende, l’ouvrage explore une vie au croisement de la grâce et de l’effort.
Le thème du jour était clair : « Gabriel Tiacoh, courage et abnégation, quel modèle pour la jeunesse d’aujourd’hui ? »
Autour de cette interrogation, des voix se sont succédé pour redonner souffle au souvenir d’un champion discret et immense.
Des anecdotes ont jailli, pleines de chaleur, rappelant un homme humble, exigeant, silencieusement attaché à l’excellence et à l’humanité.
À Los Angeles, en 1984, il court vers l’histoire et offre à la Côte d’Ivoire sa première médaille olympique.
À 21 ans seulement, il décroche l’argent au 400 mètres, derrière l’Américain Alonzo Babers, dans une finale mythique.
Cette image de victoire éclaire encore aujourd’hui les regards d’une jeunesse souvent en quête de repères solides et crédibles.
Mais Frère Siban refuse de réduire Tiacoh à ses médailles ; il lui rend sa profondeur d’homme, de croyant, d’exemple.
En 1986, il devient numéro un mondial, réalisant huit courses sous les 45 secondes, exploit encore rarement égalé.
Ce rythme, cette constance, cette fidélité à l’effort : tout cela, pour lui, dépassait le simple cadre du sport.
Nommé délégué mondial des athlètes, Tiacoh siégeait au comité exécutif de la Fédération internationale, preuve de son intégrité reconnue.
Mais le livre va plus loin : il explore une âme, un engagement, une foi, un sens profond du dépassement.
DESIRE THEA
photo:dr
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