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Ce 10 juillet marque trois ans jour pour jour depuis l’arrestation de nos soldats à l’aéroport de Bamako.

Ils étaient quarante-neuf, engagés dans une mission logistique pour le compte de la Minusma, selon Abidjan.

On a arrêté les Qualifiés de « mercenaires » par Bamako, dans un climat politique régional déjà très tendu.

Trois femmes militaires sont en libertés fin août, pour raisons humanitaires, après une médiation togolaise discrète mais active.

Les quarante-six hommes restants sont à huis clos fin décembre 2022, dans la capitale malienne.

On les condamnes à vingt ans de prison pour complot, association de malfaiteurs et atteinte à la sûreté.

Cette affaire a entraîné une crise diplomatique forte entre Abidjan et Bamako, exigeant des efforts régionaux de médiation intenses.

La CEDEAO et le président togolais Faure Gnassingbé ont mené des négociations pour trouver une issue à cette impasse.

Le président malien Assimi Goïta leur a finalement accordé la grâce totale le 6 janvier 2023, à Bamako.

Ce geste a permis leur retour en Côte d’Ivoire, mettant fin à six mois de tensions politiques très médiatisées.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a salué ce dénouement, appelant à une reprise normale des relations bilatérales.

Il a souligné l’importance du dialogue et remercié tous ceux ayant contribué au règlement de cette crise sensible.

La présence ivoirienne au sein de la Minusma visait à soutenir les efforts de paix dans un contexte difficile.

Nos militaires étaient en poste à Tombouctou et Mopti, dans le cadre du contingent national déployé depuis plusieurs années.

Aujourd’hui encore, des soldats ivoiriens assurent des missions internationales, souvent dans des conditions complexes et risquées.

Leur engagement mérite respect, reconnaissance et attention particulière de la part des autorités comme des populations ivoiriennes.

La Côte d’Ivoire doit tirer les leçons de cet épisode douloureux, pour mieux protéger ses soldats à l’étranger.

Ce 10 juillet, pensons à ceux qui ont vécu la détention, et remercions ceux qui ont permis leur libération.

ETHAN GNOGBO

photo:dr

POUVOIRS MAGAZINE

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