Au Togo, les fosses des victimes se remplissent après ces manifestations populaires contre le pouvoir de Faure Gnassingbé.
Sept personnes sont mortes, des dizaines blessées, selon les ONG de défense des droits humains locales et internationales.
Les forces de l’ordre et des miliciens ont brutalement réprimé les mouvements populaires entre le 26 et le 28 juin, à Lomé.
Ces journées de colère étaient motivées par la vie chère, l’arrestation d’opposants et cette réforme constitutionnelle controversée.

L’homme de cinquante-neuf ans gouverne le pays depuis 2005, héritant du pouvoir à la mort de son père autocrate.

À l’époque, Gnassingbé Eyadéma régnait sans partage depuis 1967.
Traçant un règne autoritaire sur plusieurs décennies brutales.
Jeudi 26 juin, Lomé est devenue une ville morte : commerces fermés, rues désertes, habitants barricadés chez eux par peur collective.
NetBlocks, organisation de surveillance d’Internet, a constaté des restrictions d’accès à TikTok, Facebook et Telegram ordonnées par les autorités.
Les appels au soulèvement, massifs sur les réseaux sociaux, sont relayés par la diaspora togolaise, en soutien aux manifestants civils.
Parmi ces appels, celui du premier maire noir de métropole issu de l’Afrique post-coloniale, dans une petite commune de Bretagne.
Les protestataires exigent aussi la fin de cette concentration des pouvoirs entre les mains d’un même homme, sans limitation de mandats.
Cette situation instable montre la tension croissante entre un peuple désireux de démocratie et un régime en pleine résistance conservatrice.
ETHAN GNOGBO
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
