Rentrée solennelle de l’ASCAD : Un hymne à la science et à la culture

2 ans

Sous les lambris feutrés du Latrille Events, ce 27 février à 10h, un souffle d’érudition et d’engagement a traversé l’assemblée.


La rentrée solennelle de l’Académie des Sciences, des Arts, des Cultures d’Afrique et des Diasporas africaines (ASCAD) a réuni des esprits lumineux.
Dans cette enceinte, où le savoir se pare de solennité, une délégation du Sénat a honoré l’événement de sa présence.
À sa tête, Mme Kandia Camara, présidente de l’institution, était accompagnée de Mme Viviane Zunon Kipré, empreintes d’un profond respect pour la cause académique.

Jean-Marc Yacé : un plaidoyer pour la recherche et l’art

Dans un écho vibrant à la mission de l’ASCAD, Jean-Marc Yacé, maire de Cocody, a formulé un vœu empreint d’espérance.
Par la voix de sa collaboratrice, il a exhorté à soutenir les chercheurs et à valoriser les artistes, tisseurs de lumière et bâtisseurs de l’avenir.
Ses mots résonnaient comme une prière adressée à l’intellect et à la créativité, afin que cette année soit riche en découvertes et en succès.
Un appel à la consécration du génie africain, à l’audace de la connaissance, à l’éclat de l’inspiration artistique.

Aké N’Gbo : entre mémoire et promesse d’avenir

Prenant la parole, le président de l’ASCAD, Aké N’Gbo, a ancré cette rentrée dans la continuité d’une histoire riche de sens.
Il a rappelé que février 2024 marquait le vingtième anniversaire de l’Académie. Une institution qui, au fil du temps, s’est imposée comme un phare.
Il s’est souvenu du moment où sept nouveaux membres ont été intronisés. Sept, comme les sept merveilles du monde, chiffre sacré d’excellence.
Un an plus tard, le Vice-Président de la République, Koné Tiémoko, est encore là. Signe d’une fidélité renouvelée à la mission académique.
Dans ce sanctuaire du savoir, chaque présence est un serment silencieux, une promesse de continuer à œuvrer pour la science et la culture.

Un tableau, un héritage, un rituel

Avant que la conférence inaugurale ne prenne place, un instant d’émotion et de transmission a traversé l’assemblée.
L’ASCAD a offert au Vice-Président Koné Tiémoko un tableau. « Il me repose et m’apaise ce tableau » a laissé échapper la sénatrice Vivinae Zunon Kipré.

Zo Papi, pseudonyme d’un héritier du pinceau et de la mémoire.
Son grand-père, le peintre Monné Bou, lui a légué bien plus qu’un talent : une tradition, une signature, un langage pictural.
À travers la technique du jet, inspirée des rituels komian, le peintre conjure les forces invisibles et scelle un destin.
Ainsi, dans les arabesques de couleurs, c’est un hommage rendu à l’harmonie entre l’art et la spiritualité africaine.

Pierre Kipré : une voix pour la science et la culture

Puis, le silence s’est imposé, laissant place à la voix grave et pénétrante du professeur Pierre Kipré.
Sa conférence inaugurale fut un cri d’alarme, une exhortation à croire en la science et en la culture.
Avec regret, il a pointé du doigt le peu de foi accordé à ces piliers du développement en Afrique.
Son constat est saisissant : les investissements en recherche et en culture ne représentent que 0,02 % du PIB.
Comment bâtir une civilisation forte si la connaissance est négligée, si l’art est réduit au silence ?
Sa réflexion, lourde de sens, a laissé dans l’assemblée une empreinte indélébile, un appel à l’éveil collectif.

Un serment pour l’avenir

Ainsi s’est refermée cette rentrée académique, entre hommage aux bâtisseurs d’hier et appel à l’audace pour demain.
Sous les voûtes du Latrille Events, les mots ont dessiné un horizon, esquissé un avenir où science et art marchent main dans la main.
L’ASCAD, gardienne de la pensée et de l’héritage culturel, continue d’éclairer le chemin des générations futures.
Que chaque découverte soit une pierre à l’édifice du savoir, que chaque œuvre soit un reflet de l’âme africaine.

AK

photo:dr

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