2 ans

Le procureur de la République, Braman Koné, a requis une peine de 20 ans de prison pour Damana Pickass.

Damana Pickass, 2e vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (Ppa-CI), est accusé d’atteinte à la sûreté.

Il fait face à plusieurs chefs d’accusation, dont l’atteinte à la défense nationale, assassinat, mercenariat et détention d’armes.

L’accusé doit également s’acquitter d’une amende de 10 millions de F CFA, selon la requête du procureur de la République.

Les avocats de Damana Pickass ont rejeté ces accusations, dénonçant un procès qu’ils qualifient de politique sans fondement réel.

La défense a insisté sur le manque de preuves solides et a plaidé pour l’acquittement de leur client et des co-accusés.

En plus de la peine de prison, une privation de droits civiques pendant dix ans a été requise contre l’accusé et ses complices.

Le verdict final de ce procès très médiatisé est attendu pour le 12 février 2025, après plusieurs reports successifs.

Initialement programmée pour décembre 2024, l’audience avait été reportée, retardant ainsi la décision finale concernant Damana Pickass.

Ce procès est scruté de près, non seulement pour ses enjeux juridiques mais aussi pour ses implications politiques majeures.

D’après le procureur de la République ivoirien, des personnes « qui n’ont jamais accepté la défaite électorale de 2010 » ont préparé cette attaque. C’était contre le deuxième bataillon projetable, à Abobo en avril 2021.

Suite à l’échec de la désobéissance civile en 2020, les cinq accusés, ont « formé une entente en vue de renverser le régime ». L’idée étant, selon Koné Braman, de mener plusieurs attaques simultanées contre des postes de police et de gendarmerie. Pour notamment récupérer des armes. Leur méthode : infiltrer le camp et s’appuyer sur d’anciens militaires.

ETHAN GNOGBO

photo:dr

POUVOIRS MAGAZINE

DU MEME SUJET

Un faux procureur démasqué

Interpellé à Abidjan, un individu se faisant passer pour procureur aurait exploité

La nouvelle menace du procureur Koné Braman

Le procureur d’Abidjan durcit le ton après les violences du 11 octobre.