La souveraineté numérique fait référence au contrôle d’un pays sur ses données, ses infrastructures numériques et les technologies utilisées pour les gérer.
L’un des principaux défis est la dépendance croissante aux acteurs étrangers. Notamment les entreprises technologiques multinationales, pour le stockage et le traitement des données. Les gouvernements cherchent à garantir que les données sensibles restent sous leur juridiction. Afin de protéger la sécurité nationale et la vie privée de leurs citoyens. Cependant, cela nécessite des investissements massifs dans les infrastructures numériques locales. Ainsi que des régulations strictes sur la gestion et l’utilisation des données. D’autre part, la gestion de cette souveraineté se heurte à des enjeux de compatibilité avec les entreprises internationales. Lesquelles contrôlent souvent les technologies de pointe nécessaires au développement des infrastructures.
Les pays africains ayant des centres de données
Le marché des centres de données en Afrique est encore en développement, mais plusieurs pays africains ont déjà des infrastructures clés :
- Afrique du Sud : 42 centres de données
- Nigéria : 16 centres de données
- Kenya : 15 centres de données
- Maurice : 10 centres de données
- Angola : 8 centres de données
- Ghana : 6 centres de données
- Maroc : 5 centres de données
- Sénégal : 5 centres de données
- Tanzanie : 4 centres de données
- République Démocratique du Congo : 4 centres de données
- Djibouti : 4 centres de données
- Algérie : 4 centres de données
- Côte d’Ivoire : 3 centres de données
- Tunisie : 2 centres de données
- Namibie : 2 centres de données
- Rwanda : 2 centres de données
- Zambie : 2 centres de données
- Éthiopie : 2 centres de données
- Mozambique : 2 centres de données
- Botswana : 2 centres de données
- Cameroun : 2 centres de données
- Burkina Faso : 1 centre de données
- Guinée : 1 centre de données
- Mayotte : 1 centre de données
- Ouganda : 1 centre de données
En tout, l’Afrique comptabilise moins de 155 centres de données, ce qui représente seulement 1,3 % du total mondial. Les pays les plus avancés dans ce domaine sont l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Kenya et l’île Maurice. mais la croissance des infrastructures est encore limitée par des défis tels que le financement, la régulation et la gouvernance.
CAMUS BOMISSO
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
