Africains contre ce retrait de la CEDEAO

1 an

Le 11 janvier 2025, quelques dizaines de personnes se sont rassemblées place de la Bastille à Paris, pour manifester contre une décision politique majeure.

Alors que le retrait des trois pays sahéliens de la Cédéao doit devenir effectif le 29 janvier prochain, ces manifestants ont voulu exprimer leur désapprobation. En face de cette décision prise par Bamako, Niamey et Ouagadougou.

Bien qu’ils fussent peu nombreux, les manifestants étaient résolus et déterminés à faire entendre leur voix. Malgré l’ampleur de la décision qui les affecte. En effet, les autorités des trois pays il y a un an, ont annoncé cette décision de retrait. Et elle doit entrer en vigueur à la fin du mois. Les manifestants, principalement issus des diasporas malienne, nigérienne et burkinabé, ainsi que des opposants politiques en exil, ont brandi des panneaux et des slogans. Soulignant leur rejet de cette action qui, selon eux, fragilise la région et affecte les intérêts de leurs pays respectifs.

Certes, le nombre de participants était modeste, mais leur détermination à protester contre ce retrait de la Cédéao ne faisait aucun doute.

Beaucoup d’entre eux se sont déplacés de loin.

Bravant les risques et la répression, pour représenter ceux qui, sur le sol africain, n’osent pas manifester publiquement de peur des conséquences. Pour de nombreux manifestants présents ce jour-là, cette liberté d’expression est un droit fondamental qu’ils souhaitent défendre. Surtout dans un contexte où il est de plus en plus difficile de se faire entendre dans leurs pays respectifs.

Ces manifestants ont ainsi voulu rappeler l’importance de la démocratie et de la liberté d’expression, qu’ils estiment compromises dans leurs pays. Notamment à travers cette décision de retrait de la Cédéao. Le mouvement, bien que limité en nombre, témoigne d’une volonté de se faire entendre. Et d’un désir de continuer à défendre des valeurs qu’ils estiment essentielles pour l’avenir de leurs nations respectives. Ils appellent ainsi à un retour au dialogue et à la réconciliation pour éviter l’isolement politique et social de leurs pays. Tout en soutenant les droits fondamentaux qui devraient être respectés partout.

ETHAN GNOGBO

photo:dr

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