7 décembre: Boigny, la Côte d’Ivoire orpheline

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Le 7 décembre 1993, Alassane Ouattara, Premier ministre de l’époque, annonçait la disparition de Félix Houphouët-Boigny. Il disait : « Ivoiriennes, Ivoiriens, la Côte d’Ivoire est orpheline ».

Ce jour-là, la nation perdait son père fondateur. Aujourd’hui, nous commémorons le 31e anniversaire de sa mort.

Félix Houphouët-Boigny, premier Président de la République, est décédé à Yamoussoukro, sa ville natale. Ce fut une immense perte pour le pays. Alassane Ouattara, avec émotion, annonça sa disparition à 6 h 35, et toute la nation pleura.

Houphouët-Boigny a marqué l’histoire par ses réalisations : les grands bâtiments d’Abidjan, les infrastructures à l’intérieur du pays et sa ville, Yamoussoukro. Mais au-delà des constructions, c’était l’homme au centre de tout.

En août 1946, alors député du PDCI-RDA, Félix Houphouët-Boigny a envoyé des jeunes Ivoiriens en France pour leurs études. À l’époque, il n’y avait pas d’établissements secondaires en Côte d’Ivoire. 148 enfants, dont 13 filles, partirent pour la France. Cette initiative fut un tournant pour l’éducation ivoirienne.

Lorsque Félix Houphouët-Boigny devint Président en 1960, il investit massivement dans l’éducation. Ce fut l’une des clés de la résilience de la Côte d’Ivoire. Il prônait la culture de la paix, indispensable au développement. Lorsqu’il perdit cette paix, le pays vit son développement stopper net.

Sous la présidence d’Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire est repartie de plus belle. Il a su créer les conditions de la paix et redonner au pays sa stabilité. Félix Houphouët-Boigny peut désormais reposer en paix, son héritage étant assuré.

Depuis ce sombre jour du 7 décembre 1993 où le vieux est parti pour toujours, la Côte d’Ivoire a changé. Elle a connu maintes mutations. Elle a connu la guerre. Guerre d’héritage, certains ont-ils qualifiés. Ou guerre ethnique, d’après les prétextes des antagonistes. Quoiqu’il en soit, tous ont senti que le temps du vieux était derrière nous.

L’après Houphouët est aussi marqué par la revendication continuel d’un legs politique. Legs qui ouvre les portes des régions et le cœur des concitoyens nostalgiques de l’ère Houphouët. Le nom du vieux est aujourd’hui un argument politique [utile], malheureusement abusé.

Autant le brandir si on veut s’identifier à une classe politique ou à une tendance.

ETHAN GNOGBO

photo:dr

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