Jean Paul Zunon-Kipré, analyste en sécurité et défense et passionné de Taekwondo, exprime dans cette 1ere partie (d’un regard plus large) sa gêne. Face à la crise persistante qui secoue le milieu.
Il dénonce les abus de pouvoir et les manipulations judiciaires qui ont gangrené la fédération ivoirienne de taekwondo et qui sont dues à une seule personne. Selon lui, ces problèmes, bien qu’ils aient persisté depuis de nombreuses années, ont des racines profondes liées à cette personne. Laquelle a malheureusement toujours fait partie de la hiérarchie. Ainsi qu’à sa bande d’individus spécifiques.
« Les conflits ne cessent de se répéter, quelles que soient les présidences« , et sont appréhendés de la même façon et réglés avec le même mode d’action. Par le fait d’un individu. Le même qui a introduit une sorte de juridisme, de recours systématique à la loi pour simuler un départage des candidats. Le dessein de cet homme est de plier le processus électoral à un ordre qu’il maitrise: le tripatouillage juridique. Le mode opératoire est le même depuis des années. A Bamba Cheick Daniel, Patrick Remarck, Jean-Marc Yacé. Il envie leur place. Et y travaille sournoisement.
Pour Zunon-Kipré, ces conflits récurrents sont moins dus à des erreurs de gestion qu’à une volonté délibérée d’une personne et de son groupe d’individus qui manipulent la justice à leur profit. Il souligne que ces individus, loin d’incarner les valeurs du taekwondo, ont introduit une éthique du « magouillage » juridique.
Au détriment de l’éthique et de la morale propres à cet art martial.
« L’absence de valeurs au taekwondo est alarmante« , ajoute-t-il.
Zunon-Kipré salue l’intervention de Maître Ali Diomandé, qui a également dénoncé l’influence des profanes dans le taekwondo. Cependant, il va plus loin en précisant que ces « profanes » étaient déjà présents bien avant Jean Marc Yacé. L’ancien président de la fédération. Selon lui, certains membres influents de la fédération ont usé et abusé de la justice pour régler des conflits personnels. Utilisant les tribunaux comme un outil opaque pour maintenir leur emprise sur le système. Etant habitués aux arcanes des tribunaux.
Il cite un juriste de formation, membre péjorativement influent de la fédération, qui a manipulé à plusieurs reprises la justice pour nuire à ses adversaires. « Ce monsieur n’a rien à faire à la tête du taekwondo« , déclare Zunon-Kipré. Il critique le fait qu’une personne qui a trop peu d’expérience réelle en taekwondo puisse occuper un poste aussi important. Selon lui, un tel individu n’est pas digne de porter le titre de « Maître« . Car il ne totalise qu’un an de taekwondo, à part les honneurs que Maître Bamba Cheick Daniel a bien voulu lui consentir à l’époque. Et il ne devrait pas avoir d’influence sur la gestion du taekwondo.
Enfin, Zunon-Kipré appelle à des enquêtes et à extirper cet élément nuisible. Pour lui, le système actuel est corrompu par des manipulations judiciaires. Il conclut que la solution à la crise passe par un retour aux valeurs fondamentales du taekwondo, comme le dit Maître Ali Diomandé…
DESIRE THEA
photo:dr
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