Donald Trump a remporté l’élection présidentielle des États-Unis face à Kamala Harris
Il a dépassé largement le seuil des 270 grands électeurs, selon les projections des médias américains. Le républicain vainqueur dans quatre États-clés : la Géorgie, la Caroline du Nord, la Pennsylvanie et le Wisconsin. Ces quatre États ont joué un rôle déterminant dans sa victoire, surtout que trois d’entre eux avaient soutenu le démocrate Joe Biden lors de l’élection précédente en 2020.
Cette victoire permet à Donald Trump de signer un retour spectaculaire au pouvoir, après avoir été défait il y a quatre ans.
Si l’on regarde de plus près les dynamiques électorales, une étude des résultats montre que la répartition des voix selon le genre a eu une influence marquée. Si seules les femmes avaient voté, Kamala Harris aurait remporté l’élection de manière décisive avec 365 grands électeurs contre 173 pour Trump. Cependant, dans un scénario où seuls les hommes auraient voté, Trump aurait triomphé avec 376 grands électeurs, tandis que Harris n’en aurait obtenu que 171. Cette différence notable dans les résultats montre comment le genre peut influencer les choix électoraux, un phénomène qui mérite d’être étudié dans le contexte des campagnes politiques américaines et de la mobilisation des électeurs.
Malgré ses victoires électorales, Donald Trump fait face à plusieurs poursuites pénales en cours. Et l’on se demande s’il pourra échapper aux implications juridiques de son passé. Après avoir réussi à repousser de nombreuses affaires judiciaires au pénal pendant la campagne, il espère que son retour à la Maison Blanche pourrait lui offrir une protection contre ces procédures.
Le 26 novembre, un ultime obstacle judiciaire l’attend à New York.
Il doit y faire face à la conclusion d’un de ses quatre procès en cours, celui que ses avocats n’ont pas pu retarder au-delà de 2024.
Cependant, la perspective que le juge Juan Merchan lui inflige une peine de prison ferme semble désormais hautement improbable. En effet, l’incarcération d’un président élu, puis en fonction, poserait d’énormes difficultés pratiques sur le plan juridique et logistique, selon les experts. Ces défis rendent toute incarcération pendant son mandat pratiquement irréaliste, même si une condamnation est possible.
Quant aux deux procédures fédérales qui visent Trump, elles semblent moins menaçantes après les événements de l’été dernier, offrant à Trump un certain répit. Il apparaît désormais que ces affaires ne devraient pas affecter de manière significative son nouveau mandat. Le fait qu’il soit désormais débarrassé d’une grande partie de son fardeau judiciaire est un facteur qui lui permet de se concentrer sur ses priorités politiques pour les quatre années à venir.
En parallèle, cette victoire de Trump a permis aux républicains de récupérer la majorité au Sénat, une première depuis quatre ans. Cela pourrait avoir des conséquences majeures sur la gouvernance des États-Unis, car un Sénat majoritairement républicain pourrait jouer un rôle crucial dans les décisions législatives et la nomination de juges fédéraux.
ETHAN GNOGBO
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

