Un jury fédéral a désigné et reconnu une ressortissante ivoirienne coupable.
Un jury fédéral a désigné et reconnu coupable une ressortissante ivoirienne. Pour quelles raisons. Parce qu’elle a enlevé son enfant hors des États-Unis. Ce verdict a été prononcé le 1er octobre par le bureau du procureur américain du district Est de Virginie.
Elle risque jusqu’à trois ans de prison, et le juge fédéral Michael S. Nachmanoff rendra la sentence finale le 9 janvier 2025.
Genèse d’une histoire où l’ivoirienne risque gros
A.D.M., âgée de 46 ans, a quitté les États-Unis en avril 2024 avec son enfant, sans prévenir son ex-mari J.F.A. Le couple, qui vivait à Potomac, Maryland, a entamé une procédure de divorce en décembre 2023. Une ordonnance de protection temporaire a accordé à A.D.M. la garde principale de l’enfant.
Le 30 avril 2024, A.D.M. a pris l’avion pour la France, puis la Côte d’Ivoire, sans informer le père. Son absence prolongée a conduit J.F.A. à déposer une requête d’urgence pour obtenir la garde exclusive, que le tribunal a accordée temporairement le 9 mai 2024.
Comparant virtuellement depuis la Côte d’Ivoire, A.D.M. a refusé de ramener l’enfant malgré la décision du tribunal. Le 19 juin 2024, elle est revenue seule aux États-Unis, laissant son enfant en Côte d’Ivoire.
À son retour, le FBI a arrêté A.D.M. à l’aéroport international de Dulles. Elle a refusé de révéler l’emplacement de l’enfant ou l’identité des personnes qui en avaient la garde. Cette affaire soulève des questions cruciales sur les droits parentaux et les lois internationales. Les implications de ce verdict pourraient toucher d’autres familles à travers le monde.
MARIE GNIALET
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

