Terrorisme: 19 morts dans le nord du Togo

1 an

Togo : une attaque terroriste foudroie le nord, 19 morts à déplorer

Dans la nuit du 1er au 2 octobre 2024, une attaque meurtrière a secoué la localité de Fanworgou, située au nord du Togo. Près de la frontière burkinabé.

Cette attaque, orchestrée par un groupe armé, a causé la mort de 19 personnes, dont 9 militaires et 10 civils.

Les militaires étaient en patrouille le long de la frontière, surveillant des tranchées en construction. Ces travaux visaient à empêcher les incursions de groupes armés venant du Burkina Faso. Malheureusement, ils ont été pris au dépourvu par une embuscade soigneusement planifiée. Débutant par une explosion dévastatrice suivie d’un intense échange de tirs.

Parmi les victimes civiles se trouvaient des employés de l’entreprise de BTP « Ebomaf », engagée dans la construction des tranchées.

L’assaut a également causé des dégâts matériels considérables, avec la destruction d’un bulldozer et l’incendie de cinq pelleteuses. Laissant la scène du crime marquée par la violence.

La région nord du Togo, frontalière du Burkina Faso, est régulièrement le théâtre d’attaques terroristes.

Ébranlées par une lourde défaite militaire survenue fin juillet dans le nord du pays, les autorités togolaises avaient lancé une campagne de dialogue avec les populations locales. Face aux attaques, l’armée muscle quant à elle ses opérations de contre-insurrection.

Le président togolais, Faure Gnassingbé, à Abidjan, en juillet 2021.
Le président togolais, Faure Gnassingbé
Adepte de promotions surprises et de mises à l’écart de ses officiers d’état-major, le président togolais s’attache à garder la main sur une armée engagée sur la frontière nord face aux incursions djihadistes. En parallèle, les organes de sécurité intérieure, pilotés par des caciques du régime, se distinguent par une grande stabilité.

Malgré les efforts déployés par les autorités pour renforcer la sécurité. Ces incidents soulignent la vulnérabilité persistante de cette zone, où les tensions demeurent élevées et les menaces armées omniprésentes.

Les autorités togolaises doivent intensifier leurs efforts pour protéger les populations locales et assurer la sécurité des infrastructures vitales. Cette tragédie rappelle que le chemin vers la paix et la stabilité est encore semé d’embûches.

ETHAN GNOGBO

photo:dr

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