La Guinée avec le soutien du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et de la République du Congo), met en lumière un dilemme éthique majeur.
Il s’agit de consommer le plus gros animal du monde pour lutter contre la faim. La baleine est protéger alors qu’elle peut sauver des vies humaines grâce à son épaisseur. La baleine bleue 30 mètres de long. Son poids, lui, peut atteindre les 170 tonnes. Ces chiffres ont de quoi impressionner! Voyons quelques chiffres en détail afin de bien se rendre compte du gigantisme de cet animal. Sa langue seule pèse environ 4 tonnes, ce qui correspond au poids du plus gros animal terrestre : l’éléphant ! Son cœur possède la même taille qu’une voiture et pèse à lui seul 500 kg
En République de Guinée, avec le soutien de plusieurs nations ouest-africaines, on a fait une demande pour chasser la baleine au nom de « la sécurité alimentaire ». Cette requête a été rejetée, mais elle soulève des interrogations profondes sur la gestion des ressources naturelles et la lutte contre la faim.
Il est crucial de rappeler que la culture de la chasse à la baleine n’existe pas en Afrique de l’Ouest. Menée par des pays comme la Norvège, la France et le Royaume-Uni entre 1948 et 1965, l’historique de l’exploitation baleinière dans la région, révèle un passé colonial. Les intérêts locaux y étaient souvent ignorés. Aujourd’hui, ces pays n’ont ni tradition ni législation favorable à la chasse de ces mammifères marins.
Les pays, bien que sollicitant la chasse à la baleine, savent pertinemment que cette viande ne constitue pas une solution à la faim. Par ailleurs, le Japon, la Norvège et l’Islande restent les derniers bastions de la chasse commerciale aux baleines. Souvent soutenus par des influences extérieures.
La lutte pour la protection des espèces doit rester une priorité face à des pratiques qui pourraient compromettre des générations futures.
En 2019, le Japon a décidé de quitter la commission internationale sur la chasse à la baleine. Marquant un tournant dans les discussions. Aujourd’hui, ces pays tentent d’exercer une influence sur les nations africaines. Exploitant des discours sur la sécurité alimentaire pour justifier des actions destructrices.
La présidence péruvienne a choisi de regrouper les décisions relatives à la protection des mammifères marins. Le but est d’éviter des manœuvres stratégiques qui pourraient compromettre l’adoption de mesures de protection. La création d’un sanctuaire dans l’Atlantique est un exemple de la nécessité de renforcer la conservation des espèces. Tout en protégeant l’environnement marin.
Ce débat nous appelle à réfléchir à la manière dont nous abordons la sécurité alimentaire. La solution ne peut résider dans l’exploitation des espèces menacées. Mais plutôt dans des alternatives durables. Des efforts doivent être déployés pour développer des systèmes alimentaires qui respectent à la fois l’homme et la biodiversité.
En définitive, il est impératif de choisir judicieusement. Protéger les espèces menacées et lutter contre la faim sont deux objectifs qui peuvent et doivent coexister. Adopter des pratiques durables et éthiques dans nos choix alimentaires est un pas crucial vers demain. Vers un avenir où la sécurité alimentaire ne se fait pas au détriment de la nature.
JM AHOUSSY & SOPHIE BLE
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

