Il ne reste à la Côte d’Ivoire seulement que 15 à 20% de son couvert forestier. Deux projets au chevet du pays.
Le premier est initié par un institut. L’Inadci entendons une organisation visant à offrir aux directeurs généraux et Présidents de conseil d’administration les outils de bonne gouvernance. L’Inadci créé en 2013 est Présidé par Mme Viviane Zunon Kipré et dirigé en son exécutif par Ted Azouma.
Inadci
L’Institut des administrateurs de Côte d’Ivoire a eu l’idée d’initier un concept baptisé ‘‘Plan vert’’. L’idée est sinon d’inviter du moins de pousser les entreprises à s’investir et investir, mieux que les partis politiques dans la lutte contre la déforestation. Nous sommes en 2021 et cette période Covid plombe le politique fortement préoccupé. Alors l’Inadci enrôle la Bhci, la Bni, Filtisac… un total de 15 entreprises environ. Ces dernières financent le reboisement et ont 77 hectares de re-couverture forestière et reboisement à leurs actifs. Mieux que le chiffre, les entreprises dans ce projet sont actrices du changement.
Cette belle idée qui fait bouger les lignes a fait tache d’huile.
Aussi, pour reconstituer ses forêts et valoriser financièrement son patrimoine naturel, l’Etat compte t-il sur l’appétence grandissante du secteur privé.
En définitive, un projet baptisé « karidja » dont le coût du lancement est estimé à 85 milliards 150 millions. Cette reforestation devrait d’ici à huit ans retirer de l’atmosphère chaque année environ un million de tonnes de dioxyde de carbone (CO2). Les entreprises souhaitant compenser l’impact environnemental de leurs activités achètent les actifs financiers. Une partie de ces actifs financiers sera réinjectée dans Karidja.
Notons que près d’un tiers de Karidja, soit 30 000 hectares, est dédié à l’agroforesterie. L’objectif est de replanter des espèces natives et de recréer un écosystème proche de celui qui existait auparavant.
Le plan d’aménagement est déjà validé. Et l’Etat ivoirien parachève les préparatifs réglementaires pour encadrer les crédits carbone. Il mise sur eux pour financer la reforestation.
JM AHOUSSY
POUVOIRS MAGAZINE

