En tentant d’utiliser la vitrine de la Can pour ameuter les millions de téléspectateurs et les 50 milles personnes présentes au terrain, les Congolais activaient la corde de l’urgence pour sauver les leurs
Un véhicule chargé doit débourser au moins 750 dollars par véhicule, alors ça a accentué le prix jusqu’à ce que ça rende l’accès à ces denrées difficile. Les produits qui arrivent sont très chers. Un sachet de sel qui coûtait autour de 1 000 francs aujourd’hui, c’est 2 000.
Ça a doublé le prix aussi parce que les produits locaux, ce n’est pas la période de récolte. Tout le monde a fui dans les villages. Même pour les produits locaux, les prix ont grimpé parce que on les a abandonnés dans les champs. Et surtout, c’est tout Masisi, partout c’est comme ça, c’est la famine qui s’installe.
Les combats se sont intensifiés ces derniers jours dans la province du Nord-Kivu, dans l’est du pays. Combats entre les rebelles du M23 et l’armée congolaise, soutenue par les milices Wazalendo.
Cette flambée de violence autour de la ville de Saké – à une trentaine de kilomètres de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu – et dans le territoire du Masisi a provoqué d’importants déplacements de populations. Selon les acteurs humanitaires, plus de 135 000 personnes se sont déplacées vers la ville de Goma.
MARIE GNIALET
POUVOIRS MAGAZINE

