Interdiction de l’exportation des produits vivriers : une bonne décision mais appliquée trop brutalement / Assalé Tiémoko

2 ans

Le 15 janvier 2024, le gouvernement a annoncé l’interdiction, au la suite de la prise d’un Avis interministériel, la décision d’interdiction de l’exportation de certains produits vivriers en Côte d’Ivoire.

La décision est justifiée par la volonté du gouvernement d’ « assurer un approvisionnement régulier des marches en produits vivriers, à l’effet de garantir la sécurité alimentaire des populations vivants en Côte d’Ivoire », lit-on dans le document .

L’objectif visé par le gouvernement, on le voit, est noble et, on ne peut que le saluer et le soutenir. Seulement, l’application brusque et brutale de cette décision à compter de sa date de signature (15 janvier), pose un grave problème d’ordre économique et social.

Le gouvernement n’est pas sans ignorer qu’il y’a de nombreux ivoiriens qui exportent des produits vivriers et leur dérivé, notamment le manioc et son produit dérivé , l’attieké.

A lire aussi: LA COTE D’IVOIRE HUMILIEE EN CAN : UN « CAUCHEMAR » SELON JEAN-LOUIS GASSET

Ces ivoiriens ont monté de véritables unités de transformation du manioc et emploient des centaines d’autres ivoiriens. Ils exportent l’attieke et d’autres produits à une clientèle chèrement trouvée en Europe et en Afrique dont certains, en ce début d’année, ont passé commande par dizaines de tonnes auprès de leurs fournisseurs Ivoiriens.

L’interdiction brutale d’exporter les produits déjà achetés, transformés et en voie d’être expédiés est pour ces opérateurs, un véritable drame économique qui va déboucher sur des faillites et des licenciements immédiats et créer encore de la souffrance et de la misère pour de nombreux Ivoiriens.

Je voudrais appeler les ministères de l’Agriculture, du commerce, de l’économie et du budget à accorder un délai de carence d’au moins un mois aux opérateurs qui ont des commandes en cours d’exécution afin qu’ils se libèrent de leurs engagements dans cette période, étant entendu que certains ont déjà reçu des paiements qu’ils ont utilisés pour s’approvisionner auprès des producteurs.

Et cela serait justice…

 

NB : Les opinions exprimées dans cet article sont exclusivement celles de l’auteur et n’engagent en aucun cas la position éditoriale de Pouvoirs Magazine

ASSALÉ TIÉMOKO ANTOINE.

DÉPUTÉ DE LA NATION

OPINIONS

LIBANAIS, PAS « LIBOULS ».

Dimanche 29 mars 2026, les artères des quartiers de la Zone 4 et de Marcory résidentiel, fidèles à leur effervescence habituelle, regorgeaient

DU MEME SUJET

Mise au point sans détour. N’Zi Bernard Kokora à Assalé Tiémoko: « je vous attends avec… »

Face aux accusations et aux raccourcis, une clarification ferme s’impose dans le

Assalé Tiémoko: « Je n’accepterai jamais qu’on dise que j’ai perdu à Tiassalé. J’explique pourquoi… »

Le maire de Tiassalé affirme détenir 127 preuves attestant de sa victoire