Décédé il y a 8 ans, en décembre 2016, le meilleur joueur ivoirien de tous les temps est célébré cette année à travers cette Can par plusieurs symboles, un livre qui sort fin janvier, un ballon qui porte son nom, deux stades baptisés Pokou l’un à San Pedro et l’autre à Sol Béni.
La jeune génération ne l’a pas connu mais de l’avis général c’est le meilleur footballeur ivoirien et même africain de tous les temps.
Drogba Didier lui-même à qui on le compare et qui est l’un des meilleurs footballeurs communicants estime qu’il a beaucoup été inspiré par Pokou qui était un joueur d’exception au dessus de tous. « Si la Can a représenté beaucoup pour nous autres, c’est parce qu’on a vu les images de Pokou et ses records lors de cette compétition. »
Pour Eugène Kacou qui totalise 50 ans de métier dans le journalisme, « il manque beaucoup de choses à Drogba pour qu’il soit Laurent Pokou. Pokou jouait avec le cœur, son engagement était total. C’était aussi un dribbleur inégalé. Il pouvait dribbler 10 joueurs, toute une équipe et marquer »
Son absence est une grande douleur pour le pays. Il a marqué non seulement l’histoire du football ivoirien, mais également celui de l’Afrique. Pendant longtemps, Pokou a détenu le record du nombre de buts (14) inscrits lors d’une phase finale avant que Samuel Eto’o ne le dépasse en 2008 (16 buts).
Laurent Pokou a également eu une brillante carrière en club, jouant pour des équipes telles que l’ASEC Mimosas en Côte d’Ivoire et l’AS Nancy en France où il était beaucoup plus brillant et lumineux que Michel Platini. Après avoir pris sa retraite du football professionnel, il est resté impliqué dans ce sport, contribuant au développement du football dans son pays d’origine.
Il a aussi marqué la Bretagne, Rennes où il a évolué et où il reste pour cette population le meilleur joueur du club de tous les temps.
