CAN 2024 : Ce que deviennent les tickets

3 ans

La compétition débute à peine et les premiers couacs enflamment littéralement la toile. La billetterie est sous le feu des critiques tandis que les stades cherchent le public.   

Deux jours après le début de la compétition, d’énormes dysfonctionnements apparaissent déjà. Si le dispositif sécuritaire aux abords et à l’intérieur des stades est à saluer pour le moment, on ne peut en dire autant de la billetterie. L’accès au tickets pour assister aux rencontres du tournoi est quasi impossible selon des milliers de supporteurs, tant sur la plateforme digitale que sur les points de vente physique.

Le COCAN avait pourtant rassuré le public à grand coup de communication quant aux facilités pour se procurer le fameux sésame. Promettant de traquer par ailleurs les revendeurs de billets pour éviter la surenchère. Visiblement rien n’y fit. Il était aisé de constater que même la cérémonie inaugurale suivie du premier match des éléphants était clairsemé à bien des endroits. Le chiffre officiel de la CAF a notifié le chiffre de 36 858 personnes pour une capacité initiale de 60 000 places.

Et pourtant, le comité d’organisation avait affirmé deux jours avant que le match se jouerait à guichet fermé. Grande fut la surprise quand cinq heures avant le coup d’envoi, le COCAN annonçait une vente flash. Décision pour le moins incongrue quant au timing. De plus, il était déconseillé à quiconque n’ayant pas un billet de s’aventurer aux alentours du stade. Initialement, la commission billetterie déclarait qu’il serait interdit par ailleurs de vendre plus de cinq tickets par individu. Seulement des individus ont pu se procurer plus d’une cinquantaine de tickets. Privant ainsi beaucoup de supporters à voir Victor Oshimen, Mohamed Salah et autres… Comment cela est-il possible?

Aussi, la décision conjointe du COCAN et de la CAF d’octroyer en grand nombre des tickets aux entreprises partenaires ainsi qu’aux invités de marque ne fait pas l’unanimité. Il serait judicieux, face à la forte demande, de revoir les différents quotas afin de permettre au grand public de participer à la fête.

Outre la billetterie, l’accès en eau est un véritable problème pour les supporters à Ebimpé. Une chose est d’interdire aux spectateurs d’en acheminer au stade, en revanche le sponsor officiel chargé de l’approvisionnement sur place devra être à la hauteur de l’exigence. De son prix excessif à sa fréquence de distribution.

Pour l’heure, le public continue de grogner et l’organisation est clairement mise en cause. Celle-ci se mue dans un mutisme incompréhensible pendant que les stades sont désespérément vides. Le coupable est  tout trouvé, les revendeurs, à juste titre bien évidemment. Mais avant la chasse aux cupides, le COCAN serait bien inspiré de revoir sa copie et corriger ses dysfonctionnements internes.

LOÏC DAMAS     

 POUVOIRS MAGAZINE

 

 

 

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