Bientôt 40 ans qu’il a adopté le style de propos abrasifs. Depuis 1987, Rash N’Guessan Kouassi dit ce qu’il pense sans se préoccuper de ce que ses mots, ses prises de position peuvent (lui) couter. Il vient de faire une sortie à seulement une semaine de la Can, dans son pays la Côte d’Ivoire où toutes les autorités les premiers ministres Achi Patrick et Beugré Mambé ont demandé d’accompagner ce rendez-vous pour sa réussite et son déroulé exemplaire.
Rash porte bien son nom, il est téméraire (en Anglais) et a fait une sortie intimiste avec son téléphone malgré l’invitation du Président de la république à s’approprier la Can et devenir chacun à quelque niveau qu’il soit l’Ambassadeur de l’événement ivoirien.
Mais le journaliste qui aura formé Kady Touré, Choilio Diomandé, et bien d’autres estime que la Can n’est pas bien enclenchée, ni engagée et que rien ne bouge et la Côte d’Ivoire qui sait faire la fête est aujourd’hui muette quand les éditions précédentes, les pays comme le Cameroun ou d’autres nations en avait fait un rendez-vous festif .
« Où est notre Can? Pourquoi ne voit-on pas de ferveurs, de drapeaux flottés sur les taxis et les immeubles? Pourquoi ne voit-on pas le Ivoiriens porter le maillot »
Pour cette dernière question, la réponse est toute trouvée. Le maillot vaut le Smig 65 mille francs Cfa. Au moment où pour la moitié du même montant certaines nations offrent des Kits à leurs compatriotes.
« Aucune ville ne danse Can » s’indigne Rash car selon lui, « Il y a problème » et cet engouement mitigé montre bien qu’il y a anguille sous roches.
Aux dires de Rash N’guessan, l’organisation de la CAN est un événement majeur dans le calendrier sportif du continent africain et ce rendez-vous est réussi quand il offre des compétitions de haut niveau, des moments excitants pour les supporters, et contribue à renforcer le prestige du football africain sur la scène mondiale. Dans la joie.
POUVOIRS MAGAZINE

