En proie avec la justice américaine qui lui reproche d’avoir mis, volontairement à mal les fondements de la démocratie lors de la dernière élection présidentielle américaine, Donald Trump lance sa boule puante favori: les immigrés empoisonnent le sang de notre pays. Il l’a affirmé à la mi décembre pour raviver ses soutiens républicains extrémistes.
Si ces propos ne sont pas nouveaux, et si leur gravité interpelle, c’est bien plus l’inculture de son auteur qui surprend. Dire qu’un tel personnage a dirigé le pays plus puissant au monde, fait froid dans le dos. Il suffisait simplement à l’homme aux cheveux de feu de questionner le peuplement des Etats Unis pour ravaler son propos et trouver d’autres arguments.
En fait il est communément admis que les Etats Unis ont connu leur premier peuple venu d’Asie par le détroit de Béring, puis à partir de la fin du XVI -ème siècle, plusieurs vagues venues d’Europe inondent la terre d Amérique.
C’est ensuite la traite qui négrifie le tout pendant 4 siècles. Enfin, la fin de la seconde guerre mondiale ouvre la valse d’arrivants adeptes de l’Américan Dream ( le rêve américain).
On le constate donc les Etats Unis n’ont pas de sang pur qui risquerait d’être « empoisonné ».
Mais l’ignorance étant le plus dangereux des poisons on peut comprendre que l’inculture de l’ex pensionnaire de la maison blanche le conduise à nier qu’il descend lui même d’immigrés, paria, excommuniés, persécutés et même de prisonniers en Europe.
Mais ne pas connaître le passé peut se comprendre car le contraire nécessite un effort intellectuel dont serait incapable l’homme aux cheveux de feu. Pour comprendre le présent il faut poser le regard sur l’évidence.
Chacun sait que le monde bouge et qu’il en a été toujours ainsi. C est pourquoi les arabes ont traversé de part en part l’Afrique et que les noirs se sont retrouvés en Asie et en Europe et que les sud américains frapperont toujours à la porte des USA. N’en déplaise à notre descendant d’immigrés.
Tama César
POUVOIRS MAGAZINE

