Paul Pogba suspendu pour 4 ans

3 ans

C’est une lourde peine qui plane sur la carrière de Paul Pogba. Quatre ans de suspension ont été requis par le parquet antidopage italien à l’encontre de l’international français de la Juventus Turin, testé positif à la testostérone.

Ce réquisitoire est conforme à la peine maximale encourue par Paul Pogba selon le Code mondial antidopage. Une telle suspension peut toutefois être réduite de moitié si le Français démontre une non-intentionnalité. Elle peut même être limitée à quelques mois si l’usage de la substance a eu lieu « hors compétition et n’est pas liée à son niveau de performance ».

A l’occasion du match entre Udinese et la Juventus, rencontre de la première journée du championnat italien qu’il n’avait pas disputée.

Moins d’un mois après sa suspension à titre provisoire le 11 septembre par l’agence italienne antidopage (Nado), Pogba avait appris que l’analyse de son échantillon B confirmait la présence de métabolites de testostérone.

Pour expliquer ce contrôle antidopage positif, l’entourage a fait savoir en septembre que les métabolytes de testostérone proviendraient d’un complément alimentaire prescrit par un médecin que le joueur a consulté aux États-Unis.

La testostérone, hormone de la fertilité et de la sexualité masculine, favorise le développement musculaire.

Massimiliano Allegri son coach a évidemment dû répondre à plusieurs questions sur le sujet, ce jeudi en conférence de presse. Mais le technicien italien a préféré botter en touche, rappelant qu’il y a « encore d’autres jugements à faire jusqu’à ce que l’affaire soit close ». Le coach de la Vieille Dame a également expliqué qu’il n’était pas en contact avec l’international tricolore et qu’il attendait « la fin de cette situation » pour le revoir.

La balle est maintenant dans le camp de ses avocats.

La Juventus envisage plusieurs hypothèses, comme notamment la résiliation du contrat. Son salaire a déjà été réduit et passé au minimum, passant de 42.477 € bruts par an, ce qui équivaut à 2 000€ nets par mois. Pour le moment, il n’y a pas de preuve que le joueur n’a pas pris intentionnellement ce médicament et la disqualification peut être basée même sur les 4 années demandées, mais pas sans avoir essayé ce que l’on appelle le dernier recours. C’est un recours demandé devant le TAS, qui peut conduire à un nouveau recours devant le Tribunal fédéral suisse. Le but ? Prouver l’absence de malveillance et de réduire ainsi la peine de 4 à 2 ans, l’audience étant prévue pour la deuxième moitié du mois de janvier.

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