Depuis plusieurs mois, la chanteuse Lizzo fait l’objet d’accusations de harcèlement sexuel par trois de ses danseuses. Plusieurs autres témoignages avaient visé la chanteuse par la suite.
Née en 1988, à Detroit, elle est grosse et ne s’en gêne pas, ne s’en cache pas car la chanteuse américaine connue pour célébrer l’acceptation de soi est à l’aise sur scène avec ses danseuses. Malheureusement, plusieurs d’entre elles qui l’ont quitée, des anciennes collègues de travail ont pris la parole, après avoir déposé une plainte à son encontre. Ces trois danseuses reprochent à l’autrice du titre Juice d’avoir instauré un mauvais climat de travail.
Les plaignantes, par le canal de leur avocat Ron Zambrano, accusent Lizzo de harcèlement sexuel ainsi que de discriminations relatives au handicap. Des accusations qui font notamment référence à un évènement s’étant produit lors d’une soirée à Amsterdam, lors de laquelle Lizzo aurait forcé ses danseuses à toucher des performeuses nues dans un spectacle de cabaret. La chanteuse avait rapidement pris la parole sur les réseaux sociaux pour démentir et tout nier.
Aujourd’hui, c’est la créatrice de mode Asha Daniels qui porte plainte contre l’artiste chanteuse américaine devant la cour supérieure de Los Angeles pour harcèlement moral et sexuel. La styliste de 35 ans créait des vêtements pour les danseurs de la tournée de Lizzo. Elle dénonce une « atmosphère de travail dangereuse à connotation sexuelle » et a également porté plainte contre la costumière de l’équipe, Amanda Nomura. Toujours à Amsterdam, la styliste décrit avoir entendu Amanda Nomura et d’autres membres de l’équipe « discuter de l’embauche de travailleurs du sexe, de participation à des shows sexuels et de l’achat de drogues dures ». La chanteuse, qui a été révélée au grand public en 2019 avec son album intitulé Cuz I Love You, n’a pas réagi à ces récentes accusations.
HARON LESLIE
POUVOIRS MAGAZINE

