En Côte d’Ivoire il donne son nom à un établissement sis à la Riviera II, en Afrique c’est lui qui décèlera et tombera en admiration devant le génie créateur du sculpteur ivoirien Christian Lattier, auteur de « Les trois âges ».
Le grand talent de M. André Malraux, et la beauté particulière de son dernier livre, « La Condition humaine », lui ont fait obtenir hier le prix Goncourt le 7 décembre 1933, il y a 90 ans de cela.
Ancien ministre de la culture du général De Gaulle, André Malraux,, auteur de La condition humaine a obtenu le Goncourt au 4 e tour.
Dans sa déclaration officielle l’écrivain, âgé de trente-deux ans, indique: «Il est d’usage, après tout prix littéraire, d’expliquer par quoi et comment le livre qu’on a écrit doit plaire à tous. Je désire qu’il n’y ait aucune équivoque sur le mien. J’ai essayé d’exprimer la seule chose qui me tienne à cœur et de montrer quelques images de la grandeur humaine.»
Par cette consécration, l’œuvre d’un écrivain de valeur achève de se dégager de la vie d’un jeune amateur d’aventures.
L’aventure est pourtant la bienvenue dans l’œuvre d’un romancier. Les hommes qui la vivent ne sont pas les mêmes que ceux qui l’écrivent. Les romanciers et les poètes vivent -et meurent- d’une aventure intérieure qui, le plus souvent, suffit à remplir leur être.
Les troubles communistes dans la Chine du Sud ont fourni la matière de La Condition humaine. Le roman de l’aventure, comme celui de l’Histoire, laisse assez mal discerner la vérité. Pour les romans de Mlaraux tendaient à peindre l’aventure plus belle qu’elle avait été ou s’ils restaient en deçà de vérités qui toutes n’étaient pas bonnes à dire.
Au fond, M. André Malraux ne se soucie guère de la révolution, chinoise où autre, quant à ses résultats. Il a fait table rase de toutes les valeurs sur lesquelles nous vivons, et auxquelles il ne croit plus. Il ne croit plus qu’en lui.
Marie Gnialet
POUVOIRS MAGAZINE
