De tous les politiques qui aspirent à diriger et conduire l’appareil Pdci, il est l’un des rares à avoir fourni non pas une publication technique pour un intérêt d’avancement strictement professionnel, mais publié un livre. Sorti en 2005, des fabriques des «Editions Eburnie » chères à Mme Amoikon Fauquembergue, il porte le titre «Demain la Côte d’Ivoire ».

Son livre épais de 210 pages a été et reste, grâce à l’acuité des questions abordées, une plateforme riche pour articuler sa vision politique de manière détaillée. Il permet à son auteur d’expliquer ses idées, objectifs et valeurs de manière approfondie, sans les limitations de temps ou d’espace rencontrées dans d’autres médias, tels que les discours ou les interviews.
« Demain la Côte d’Ivoire » est un outil d’éducation du public, du lectorat et de l’électorat sur des questions spécifiques, que ce soit des enjeux politiques, sociaux, économiques ou historiques. Cela peut contribuer à sensibiliser les gens à des problématiques importantes et à partager des informations essentielles.
Ce livre est une trace durable des idées, expériences et réflexions pouvant contribuer à forger l’héritage intellectuel et à influencer les générations à venir. Ecrit, il y a 18 ans, près de deux décennies, le texte traduit la cohérence de l’homme politique qui fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait, sans que le temps n’altère sa vision. Il participe par là même à façonner la mémoire collective.
Le titre
Avec l’utilisation dès le titre du mot « demain » Akossi faisait allusion, par anticipation aux changements positifs qu’il promet de réaliser s’il est élu par un respect scrupuleux des engagements envers des politiques spécifiques, des améliorations économiques, ou des changements sociaux. Allusion était faite aussi à la détermination d’un auteur/ acteur politique prêt à inventer, féconder, apprivoiser l’advenir et non le subir en validant les étapes qui mènent aux objectifs qu’il se fixe.

Il y a 18 ans, Charles Honoré Noel Akossi Bendjo était au service du Pdci en ses qualités de Vice-gouverneur du district d’Abidjan, membre du bureau politique du Pdci-Rda, Président de la coordination pour la Rénovation du Pdci, Président du Réseau National des conseillers du commerce Extérieur.
Il n’arrive donc pas comme un cheveu, et c’est le cas de le dire en ces temps de restauration, sur la soupe.
Le pdcéiste décrivait sa vision à long terme pour le pays et la commune qu’il représentait et pour lesquels il se dévouait à impliquer des réformes structurelles, des investissements dans l’éducation avec sa fondation Benianh notamment ou l’infrastructure, ou des changements dans les politiques.
Face aux crises du moment, nous sommes en 2005, il utilisait le terme « Demain » pour évoquer les solutions qu’il prévoyait de mettre en œuvre pour résoudre ces problèmes en cours.
Dans « demain », l’homme a également associé des changements de politique à venir, notamment des révisions des lois, des ajustements budgétaires, ou des réformes institutionnelles.
L’utilité de cet ouvrage est que l’auteur foisonne d’idées de propositions les unes aussi efficaces et pragmatiques que les autres.
Pour Bendjo, « des élections transparentes, une classe politique rénovée, une politique étrangère hardie, une économie ouverte et forte, une bonne gouvernance à tous les niveaux, une organisation du pays largement décentralisée, une école sans politique, des soins de base pour tous, un logement accessible pour chacun, une meilleure répartition des richesses, une laïcité positive » sont utiles.
A coup de renforts et de partages, il associe des hommes de Dieu (Pasteur Boni Benjamin, Cissé Djiguiba, Cardinal Agré), des politiques (Madeleine Tchicaya, Yed Esaie Angora), des managers (Jean Kacou Diagou, Zadi Kessy Marcel, Jean-Louis Billon, Jean-Marie Ackah, Françoise Remarck), des acteurs de la société civile (Mariam DAO-Gabala,etc), le texte propose un regard transversal avec des opinions de femmes et d’hommes sur lesquels la Côte d’ Ivoire peut compter.
L’auteur mise déjà sur des personnes à peine âgées de 40 ans. Et ce « demain » qu’il évoque, l’aujourd’hui donc lui donne raison.
Ça s’appelle avoir une vision sur une seule base : la MERITOCRATIE (le pouvoir du mérite), un néologisme qu’il aura fort employé et qui mérite aujourd’hui encore d’être usité.
Homme de réflexion, de conviction, d’action, il faut lire Akossi Bendjo «Demain la Côte d’Ivoire » un livre qui révèle toute la cohérence de ce politique apaisé qui ressemble à son parti et rassemble son parti.
Un politicien qui écrit n’a plus besoin de crier et d’avoir recours à la force ou la violence puisqu’écrire c’est crier pacifiquement avec sa plume et sa réflexion.
Akossi Bendjo montre pattes blanches par une communication des idées, un engagement intellectuel, une notoriété et influence, ses transparences et responsabilité.
ALEX KIPRE
POUVOIRS MAGAZINE

