Le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, a affirmé qu’il ne sera plus possible d’exporter l’or du Burkina pour le raffiner ailleurs, après avoir lancé jeudi le chantier de la première raffinerie d’or du pays.
Le chef de l’État a par ailleurs précisé que l’heure n’est plus aux discours mais aux actes, ce qui explique, selon lui, le lancement officiel du chantier de la première raffinerie d’or, dont les premiers lingots sont attendus dans 11 mois, avec une production de 150 tonnes/an.
Pour lui, le pays n’a pas un contrôle de l’or, que ce soit la production, la commercialisation et la raffinerie, d’où l’installation d’une chaîne complète pour le raffiner au Burkina Faso.
« Nous savons que la teneur réelle de l’or brut qui sort est très importante. Aujourd’hui, nous posons la première pierre de notre raffinerie, et il n’est plus possible d’amener notre or à l’extérieur pour le raffiner », a-t-il soutenu.
400 kg d’or par jour, selon Ismaël Sibi, président-directeur général de Marena Gold, société cogérante de la raffinerie. Les premiers lingots d’or, d’une teneur de 22 carats, sortiront de cette raffinerie dans 11 mois, a-t-il indiqué. En outre, cette raffinerie permettra la création de 100 emplois directs et 5 000 emplois indirects, a-t-il poursuivi.
Au Burkina Faso, la production aurifère a reculé de 13,7 % en 2022 par rapport à 2021, passant de 66,8 à 57,6 tonnes. Selon les données de l’Initiative pour la transparence dans les industries minières extractives (ITIE), le secteur minier contribuait pour 14,3 % aux recettes de l’État burkinabé. Par ailleurs, « beaucoup d’or sort du Burkina de façon frauduleuse et cela contribue d’ailleurs à alimenter le terrorisme », a affirmé M. Traoré.
JM AHOUSSI
POUVOIRS MAGAZINE

