Plusieurs événements douloureux et violents successifs au cours d’une courte période sont à l’origine du recueil de poèmes « L’âme cassée ». Il y a d’abord la disparition inattendue
de son frère Zadi Zaourou, et celle de leur aîné Zadi Kessy, puis la trahison patiemment ficelée qui a bien failli lui coûter la vie. À présent, tout cela relève du passé malgré les cicatrices des morsures de tous ces événements et demain à 15h, l’auteur donne rendez-vous à la librairie Carrefour Siloé pour en parler.
La dédicace est prévue demain le 22 novembre. Quel en est le menu ?
EZ : C’est une rencontre littéraire classique qui ne sera pas bien différente de toutes les autres : quelques allocutions, des extraits des poèmes déclamés et la dédicace des recueils pour ceux qui le voudront bien.
Vous semblez douter de l’humain. Pourquoi ?
EZ : Je ne doute pas de l’Homme, je suis juste prudent car la capacité de nuisance de l’être humain n’a point de limite dans les profondeurs ténébreuses de son orgueil. Mais il y a un proverbe bhété qui dit, « bien que la panthère hante la forêt, les gazelles y vivent ». Il faut donc continuer de vivre malgré les mauvaises rencontres, les trahisons etc.
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La vie réserve aussi de belles et joyeuses symphonies, à condition que l’on se presse de guérir de sa naïveté car à un certain âge, il est trop tard pour se remettre des coups durs. Je ne parle pas du sort que Dieu réserve à chacun de nous mais plutôt des évènements et des hommes que nous liguons contre nous par imprudence, par insouciance et/ou par naïveté.
Un clin d’œil est fait à notre personnel politique ivoirien. Que pensez-vous de lui ?
EZ : Il est difficile et risqué de dresser un jugement global sur autant de femmes et d’hommes qui composent la classe politique ivoirienne. Les différences sont énormes d’abord entre les formations politiques et à l’intérieur-même de celles-ci. Chaque parti à ses faucons et ses colombes qui impactent nécessairement la ligne politique et donc son positionnement dans le système politique national. Cependant, vue que notre pays peine toujours à parvenir à la réconciliation totale avec lui-même depuis des années, on peut légitimement s’interroger sur la capacité de notre classe politique à jouer son rôle de régulation de l’ensemble de la formation sociale de la Côte d’Ivoire.
Le PDCI prépare son congrès qu’est-ce cela vous inspire?
* EZ: Malgré la tension palpable, je crois qu’il faut saluer et retenir la vitalité démocratique au PDCI-RDA. Peu de partis sont capables d’afficher publiquement une telle saine adversité sans violence. Il y a plusieurs candidats et non des moindres qui vont s’affronter démocratiquement dans les urnes et l’on n’a pas encore entendu proférer des noms d’oiseaux entre adversaires ni vu des chaises voler. C’est tout à l’honneur du PDCI-RDA et à l’avantage de la Côte d’Ivoire.
Interview par A.K.
POUVOIRS MAGAZINE

