Parce que les grandes douleurs et vraies douleurs ne sont muettes, le slameur ivoirien, L’Etudiant a adressé une lettre au Président de la République le 10 novembre 2023.
» Excellence Monsieur le Président,
Excusez-moi de passer par ce canal pour vous parler. En ces temps de grandes confusions, je me permets avec tout le respect que je vous dois de vous écrire ces quelques préoccupations.
Monsieur le Président,
Vous nous avez promis des solutions et depuis des décennies ce sont elles que nous attendons.
Merci déjà pour les routes et les ponts, même si nous les prenons le ventre vide, c’est déjà bon.
Cependant, d’autres secteurs méritent tout aussi d’être considérés.
Désormais le sachet de la ménagère ne cesse de se vider.
La cherté de la vie n’est pas une illusion c’est une réalité qui sévit sans pitié au sein de nos quartiers.
Non, ce n’est pas un phénomène mondial quand on a de vastes terres fertiles là qui s’ennuient.
Quand on ne construit pas d’industries pour embaucher les fils de ce pays.
On produit du courant mais les factures de courant nous secouent.
On a du pétrole et notre propre raffinerie mais le prix du carburant nous étouffe.
Tout devient cher parce qu’aucune politique d’anticipation.
Beaucoup de nominations pour une gouvernance d’improvisation, une politique d’ambition et non de vision.
On pense plus aux prochaines élections qu’aux prochaines générations.
Vous êtes un Houphouetiste donc vous savez qu’un homme qui a faim n’est pas un homme libre.
L’Ivoirien qui autrefois mangeait à sa faim jusqu’à en donner à ses voisins aujourd’hui pleure de faim.
Monsieur le Président,
Vos conseillers ne vous le dites peut-être pas mais ça ne va pas.
Les travailleurs, les jeunes, les femmes, chez tout le monde c’est le désarroi sinon expliquez moi pourquoi nous sommes les plus nombreux sur le chemin de Lampedusa.
Le seul Paradis au monde que ses habitants fuient, le seul paradis où il y a trop de suicides…….. »
POUVOIRS MAGAZINE

