Joute oratoire se tient ce 28 octobre à l’Institut Français à partir de 18h, devant un public familial qui les départagera.
Il était une fois un duel de conteurs. Fort de sa verve qui n’avait plus rien à prouver dans son pays natal, le Togo, le jeune Koami Vignon se croyait immense et grand maître de la parole au-delà des territoires ouest-africains. Le jeune homme, formé à la bonne école des maîtres conteurs a eu à faire ses preuves. A balayer d’une salve de mots et d’un tour d’histoires truculentes dont il a le secret les quelques plaisantins de « paroleurs » qui ont eu l’outrecuidance de le défier.
Puis un jour, dans son rêve lui apparu le visage dune jeune conteuse ivoirienne, feu-follet de cet art , qui émergeait de son cercle et à qui tous les sages prédisaient un avenir radieux. Depuis, cette révélation, Koami n’a plus eu le calme et la tranquillité d’esprit que lui conférait ce sentiment de toute puissance. Il fallait qui relève ce défi. Sinon, il fallait pour son prestige sous-régional tant vanté, qu’il rabatte le caquet à cette impertinente qui se mettait en travers de son chemin…
Ce n’est pas une histoire à dormir debout. Ce duel aura bel et bien lieu ce 28 octobre dès 18h à l’Institut français. Duel générationnel pour le leadership du jeune conteur contemporain. Ça promet parce que Flopy Mendosa et Koami Vignon tiennent leur talent et leurs performances dignes à l’international de leur travail nourri à la bonne parole et à la sagesse légendaire du conte africain. Tous deux ont le maniement des histoires espiègles et éducatives. Ils ont encore en commun leur verve haut perchée et leur humour clinquant dans les tournures. Le cocktail d’une performance d’oralité et de moralité.
Ce spectacle mêlera paroles et musiques concoctées par des musiciens de charme : Jlord Falasha, Doukrou Ikozo et Levi Kouakou.
Sur fond de décibels pittoresques et de paysages oniriques, Flopy et Koami alterneront l’un après l’autre des contes sucrés salés épiques , pour servir un récital au public familial qui retombera forcément dans les douceurs de l’enfance bercée par la parole dynamique et intéressante. Mais à la fin, il faut partager les deux conteurs. Devoir très ludique, on l’imagine.
POUVOIRS MAGAZINE
