Distingué meilleur entraineur de Côte d’Ivoire, l’ex pensionnaire de l’Académie Mimosifcom, passé par l’Espagne, la Belgique, la France avant de devenir coach de D3, D2 et D1 répond à nos questions
Quel bilan?
Je pense que le bilan n’est pas mal. Il y a toujours forcément des choses à améliorer au niveau du style de jeu, de la gestion des matchs. Mais en 1 an et demi les choses avancent bien. Partie du maintien, l’Afad aujourd’hui jouera la coupe de la Caf et j’ose espérer qu’on pourra continuer sur cette lancée….
Vous recherchez davantage l’efficacité que le beau jeu léché de l’époque de votre formation
Je pense que quand on arrive dans un club en trouvant des joueurs sur place, il faut d’abord atteindre l’objectif, puis au fur à mesure mettre son style de jeu en place et s’imposer avec. Bien sûr, le style de jeu de l’Académie est là mais je le veux avec plus d efficacité. Je pense par exemple que conserver le ballon, en avoir la maitrise sans trouver rapidement la verticalité peut être un danger pour nous mêmes. J’ai conscience de devoir construire mon projet de jeu, d’asseoir ma propre identité mais pour cela, il faut me laisser du temps.
Qu’apprenez-vous de cette expérience avec l’Afad?
C’est une très bonne expérience. J’estime avoir fait un bon choix même si c était pas gagné d’avance. Je constate que je fais mon petit bon homme de chemin en partant de la formation à l’Asec, à la D3 puis la D2 et maintenant la D1. Je crois creuser au bon endroit, je crois suivre le bon cheminement.
Quelle est la prochaine étape?
J’espère maintenant passer mes diplômes pour continuer et peaufiner mon expérience et mon apprentissage
La Can a lieu dans votre pays, quel regard jetez-vous sur ce rendez-vous à 1 semestre de la compétition et sur notre foot en général?
Concernant la can, je pensais et je pense encore que c’est le moment pour mon pays de retrouver le sommet quand je dis le sommet, je ne fais pas une fixation sur le titre de champion en remportant forcément le trophée. Mais cette Can doit être une opportunité pour nous aider, nous et notre football à remettre le football de jeunes en place, à construire un style de jeu pour toutes les générations, à partir des centres de formation avec des sites bien précis de Sport-Etude.
Et là je voudrais établir la différence entre les centres de loisir et les centres de formation. Il faut aider tous ces centres financièrement et logistiquement, promouvoir le football dans toute la Côte d’Ivoire pour nous éviter d’avoir beaucoup d’enfants en souffrance dans les villes et communes partout en Côte d’Ivoire. Il convient d’augmenter les subventions des club et les obliger à avoir toutes les catégories de jeunes avec le même style de jeu proposé par la Dtn.
Il faut un gros contrôle sur la gestion de la subvention des clubs et surtout avoir et trouver des partenaires, des sponsors pour nos clubs. Il faut relancer la machine pour pouvoir être pendant longtemps au haut niveau même si ça prendra du temps donc il faut commencer dès maintenant, dès cette Can. Vous voyez la liste des priorités est longue et l’on n’a plus de temps à perdre. Il faut se mettre au travail tous ensemble, chacun à son niveau, pour la bonne marche de notre pays.
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