Le conseiller technique du directeur général de la CNPS en charge des travailleurs indépendants, Bamba Ahmed, est le président de la promotion actuelle du Cas Uemoa organisé par l’Institut national es administrateurs de Côte d’Ivoire (Inadci). Il répond à nos questions à la sortie d’une session de formation.
Quelle est votre tache à la Cnps?
Le gouvernement a mis en place une ordonnance en 2019, pour le régime social des travailleurs indépendants dont la gestion a été confiée à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (Cnps). Ce régime s’adresse particulièrement aux personnes évoluant dans le secteur informel. L’état des lieux jusqu’à l’avènement de cette ordonnance présentait un taux de couverture sociale de 10%. Avec l’ordonnance, c’est plus de 80% de la population qui est concernée. Ma fonction consiste à donner mon avis quand cela est nécessaire pour la réussite de ce régime. Nous avons des directions dédiées au régime d’une sphère allant de 6 millions 500 à 7 millions de travailleurs indépendants et qui dépasse le régime des travailleurs salariés qui lui tourne autour de 800 mille travailleurs. Il fallait donc renforcer le dispositif organisationnel et augmenter les effectifs en les adaptant aux besoins réels et à coté de cela développer toutes les technologies modernes pour pouvoir accompagner la transformation digitale par exemple.
Ma mission consiste à assister monsieur le Directeur Général dans les prises de décisions et dans la mise en œuvre de la politique du régime social des travailleurs indépendants.
Qu’est ce qui a présidé à votre besoin de formation pour obtenir le Cas Uemoa?
En plus de mes fonctions de conseiller technique du Directeur général (Dg) de la Caisse nationale de prévoyance social (Cnps), je suis administrateur dans une structure mais pour le compte de la Cnps.
Vous représentez donc la Cnps dans un conseil d’administration?
C’est cela! Vous avez compris. Le Directeur général qui a le souci de renforcer les capacités de ses collaborateurs a permis de que je participe à cette formation, avec d’autres cadres pour être dotés des outils nécessaires à l’effet de bien accomplir notre mission d’administrateurs dans des structures qu’elles soient privées ou publics.
Quelle est la plus value de cette formation du Cas Uemoa?
Les entreprises et l’Etat ont de plus en plus besoin de renforcer leurs gouvernances. Et le conseil d’administration est un cadre de gouvernance de plus en plus important car c’est le conseil qui montre le Cap et la direction générale exécute. Il faut pour ce faire, avoir la formation et les armes nécessaires pour mieux effectuer sa mission.
Dans un conseil il faut savoir pourquoi on y est. Ce n’était pas le cas avant, aujourd’hui, l’entreprise a des objectifs et des résultats à atteindre, a une mission à accomplir dans des délais bien précis avec des résultats qu’on attend d’elle.
Les cours que nous suivons avec l’Inadci nous expliquent par exemple quels sont les éléments que nous pouvons prendre en compte pour mieux apprécier la performance, l’efficacité et la projection de l’entreprise. Au sortie du module de formation avec des experts comptables sur les états financiers par exemple, nous avons les outils nécessaires pour bien apprécier les éléments du bilan, les études des états financiers, les comptes. etc.. ces cours nous enrichissent et nous apportent beaucoup.
En quoi cette formation aide à travailler de concert avec le ministère de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption?
Le président Alassane Ouattara a fait de la bonne gouvernance une priorité. En plus de la haute autorité, il a créé un ministère. Ces deux entités permettent de lutter efficacement contre la corruption et c’est un travail d’ensemble que nous entreprenons. L’Etat attend beaucoup de nous: la performance, la clarification des taches etc..
Le ministère trace les sillons en notre qualité d’administrateurs, nous nous faisons fort de les appliquer pour la bonne marche des entreprises avec qui nous travaillons.
Vous êtes président de cette promotion du Cas Uemoa, comment le choix s’est-il porté sur votre personne?
Cela s’est fait naturellement. L’Inadci avait besoin d’une Président de promo comme cela s’est déroulé avec les promotions précédentes et unanimement les candidats m’ont désigné spontanément. Nous avons une vice-présidente en la personne de Mme Kodjo, la Directrice générale de Bni finance. Je peux vous affirmer que l’ambiance est très bonne et que tout se passe bien avec l’Inadci.
POUVOIRS MAGAZINE

