3 ans

Elle a tenu à remercier tous ceux qui ont pris part à la réalisation se son projet. Ce projet c’était réhabiliter Nina Simone, l’extirper d’une deuxième mort.

Alors, elle a posté une affichette colorée sur Facebook avec des cœurs, des mains jointes et un message : « Grâce à
vous, “Nina” entre directement dans le Top 5 des ventes d’albums de jazz. » Nina, c’est l’enregistrement en hommage à Nina Simone que vient de réaliser la journaliste Kareen Guiock Thuram. Onze reprises et trois interludes pour raconter l’artiste américaine, son héroïne,
d’une voix sombre, sobre, envoûtante de simplicité. En décembre, l’épouse du champion du monde de football Lilian Thuram a quitté le plateau du JT de M6. Une pause. Un silence.

Loin du vacarme de l’actualité, de ses drames en cascades, des désordres du monde. Car dans l’ombre, Kareen Guiock Thuram a toujours chanté, arpentant, parfois du haut de son mètre soixante-dix-huit et de ses très grands talons, des clubs de jazz, un micro à la main. Mais la période sidérante du Covid, à force de faucher des vies, l’a convaincue de changer d’existence pour ne rien regretter.

Elle se dit que si elle était emportée par ce virus, que regretterait-elle ? De ne pas aller au bout de son chemin musical. Kareen Thuram est convertie au jazz et au blues par un père mélomane .Agée de 45 ans, titulaire d’un bac et d’une maîtrise en philosophie, journaliste de sports automobile, cette fille d’un guadeloupéen et d’un enseignante martiniquaise « est à la fois sensible, cérébrale et très forte » résume son époux Lilian Thuram.

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