2025, sera une réédition de 2000. Le Président risque une fois encore d’être quelqu’un d’inattendu, sortir de nulle part pour recomposer les alliances afin de reconquérir le pouvoir, parce qu’aucun Parti politique n’a réussi à préparer une relève ou même un dauphin.
Et ces inconvenances datent de longtemps. Le Pdci, du premier président de la Côte d’Ivoire a laissé Yacé Philippe gagner en ascendance mais quand il a fallu choisir un dauphin, le choix s’est porté sur Bédié. Et la fissure s’est installée. La légitimité de Bédié a été contestée par Yacé Philippe, Sécrétaire général, rival de Sékou Touré.
Au sein du Rhdp, en vieillissant, et en ayant perdu ses deux dauphins, Ouattara n’a autour de lui que des ambitieux qui refusent de faire le rang. Le chef au Rhdp est lui aussi sans dauphin. Personne n’accepte la légitimité parce que les chefs ont un charisme qui irradie tout le monde. Et comme les rapports à la loi sont faibles, c’est difficile de laisser quelqu’un d’autre que le chef incarner la chefferie.
Même son de cloche au Fpi où les prémisses datent de 20 ans. En faisant d’Affi N’guessan le président du Fpi, Gbagbo venait de le jeter dans les griffes de Simone Gbagbo qui estimait qu’Affi ne faisait pas parti du premier cercle. En 2002, dès son arrivée Affi a remplacé les fédéraux qui lui sont redevables, même jusqu’à la Fesci qu’il dirigeait en sous main.
De la même façon que Yacé a soutenu Alassane Ouattara contre Bédié, Simone a soutenu Mamadou Koulibaly contre Affi, Aujourd’hui encore se joue la guerre des légitimités et la Côte d’Ivoire entretient la culture de chefferie sans dauphin
POUVOIRS MAGAZINE

