Assalé par-ci, Tiémoko par-là. Ni ses nombreux articles contre le pouvoir Gbagbo, ni son incarcération suite à l’un de ses articles, ni sa libération, ni même « J’ai vécu l’enfer de la Maca » son livre sorti des fabriques des éditions « Le réveil » dirigé par Tiburce Koffi et créé par Denis Kah Zion, ne l’ont rendu aussi célèbre.
Aujourd’hui tout le peuple ivoirien se reconnait en lui, acclame sa bravoure. Le déifie au point d’en rajouter 0 la légende. « Lui là, il est trop fort en informatique« , « Assalé c’est un 10. Il connait tout leur mic mac là », « Le petit a tué le ministre là finit ». « C’est le Meilleur maire d’Afrique de l’ouest. La rue, les réseaux sociaux l’aiment et le nombre de vues concernant ses posts ou ses interventions dépasse la norme. Assalé le sait et en joue.
Genèse
Journaliste, ayant un avis politique il tire avantage de la déchirure, entre le Pdci et le Rhdp pour s’accaparer du post de député à Tiassalé où il remporte les législatives en 2017. Député, il pose des actions sociales, se fait proche de la population, mange avec le peuple, porte des vestes de demi-saisons souventes fois avec des couleurs qui se boudent et qui rappelle une certaine difficulté à s’offrir des costumes 2 ou 3 pièces. Tant et si bien que le peuple lui fait confiance qui 3 ans plus tard, soit en 2020, l’aide à conquérir la Mairie. C’est chose faite. Il se médiatise davantage en étant intempestivement sur les plateaux télé de Nci en qualité de chroniqueur. Une sorte de délit d’initiés, une incompatibilité qui passe sous silence. Il donne l’impression de se rapprocher du pouvoir en place, mais traîne à se munir d’une carte Rhdp à la Rue Le pic. Les faucons du Rhdp le combattent, se souvenant hélas de ses origines sociales et anthropologiques. On lui trouve un adversaire sur le terrain, dans sa base où s’active un candidat du Parti. Ce n’est pas suffisant pour qu’il courbe l’échine et au moment où sa mandature est en instance d’être sabotée, l’homme renait avec « l’affaire data »
Un faux air de Koudou.
Il parle au nom du peuple, comme Gbagbo le faisait dans les années 90. Il étale à la télévision son salaire mensuel 3 millions, justifie ses dépenses, rend public ses moyens de locomotion. Bref il se fait transparent sous Ouattara comme Gbagbo l’était sous le père de Ouattara, Houphouët–Boigny. Comme Gbagbo, il connait l’incarcération à cause de ses combats sociaux. On voudra se rappeler qu’il avait fait supprimer les cotisations exceptionnelles de Cojes pour les faire remplacer par le soutien des collectivités.
A bien d’égards, Assalé est un Gbagbo, celui des temps data qui tanguent.
ALEX KIPRE
POUVOIRS MAGAZINE

