Yasmina Khadra:  » mon meilleur livre est .. »

3 ans

L’écrivain algérien sort aux éditions Mialet-Barrault un livre qui semble le délivrer d’une tumeur monstrueuse en lui à savoir la guerre qu’il n’a jamais aimé ni compris et qui l’a poussé à quitter l’armée.

« Les vertueux », le tout dernier livre de Yasmina Khadra est une fresque dans l’Algérie de l’Entre-deux-guerres. L’histoire se déroule au début de la première guerre mondiale, en 1914 au sein une famille qui n’a qu’une une seule chose, finalement, c’est l’amour des personnes qui vivent au sein de ce foyer. C’est aussi un peu un regard sur à quel point on ne maîtrise pas forcément son destin. Alors l’auteur dédie ce livre à quelqu’un qui ne sait pas lire: « A ma mère qui ne savait ni lire ni écrire et qui m’a inspiré ce livre ».

Yacine Chéraga n’avait jamais quitté son douar lorsqu’il est envoyé en France se battre contre les « Boches ». De retour au pays après la guerre, d’autres aventures incroyables l’attendent. Traqué par son passé.
Et c’est là que Yasmina Khadra questionne le destin. Comment l’écrire ? Avec le sang, la vengeance ?

En suivant un tout autre chemin ? Ainsi, de retour en Algérie, le jeune Yacine mûrit, côtoie la violence, affronte le dénuement. Au cours de son périple, il renoue avec certains de ses anciens campagnons de guerre, les Turcos, ces tirailleurs algériens qui ont servi dans l’armée française. Il se retrouve embarqué avec l’ombrageux indépendantiste Zorg dans une rébellion désespérée, se lie à nouveau avec Sid l’hédoniste, à la recherche d’une rédemption, qui se noie dans l’alcool ou encore Raho, assagi par les épreuves de la vie et… une forme de bonheur stoïque.

Des épreuves, Yacine les accumule, baigne dedans. Les rares moments de répit sont vite rattrapés par de nouveaux malheurs, toujours plus injustes. Peut on échapper à la guerre?
Avec une langue généreuse, imagée, Yasmina Khadra nous emmène dans un voyage lumineux qui voit Yacine, et nous avec lui, apprendre à pardonner. L’auteur traite dans « Les vertueux » les notions de pardon, de destin, d’exil intérieur et de fatalité. De l’avis de l’auteur lui-même, c’est le meilleur qu’il ait écrit.

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