France: le virage à droite n’aura pas lieu.

2 semaines

Au cours des législatives de dimanche dernier, l’appel à faire barrage à l’extrême droite a bien fonctionné.

A l’issue du scrutin, Macron et ses partisans arrivent en deuxième position avec 168 sièges. Coincés entre le Front national troisième avec 143 députés et le Nouveau Front populaire en première position avec 182 places à l’hémicycle. L’extrême droite n’a donc finalement pas gagné. Mais personne non plus, puisque la France se trouve dans une situation inédite où aucune majorité parlementaire ne se dégage.
Dans ce cas de figure les lendemains politiques sont incertains. Il faut juste noter pour lesdits lendemains, que le Front National est dans ce trio le seul vrai parti. Les autres n’étant que des alliances de circonstances et il est en ascension.
Alors que la Russie attendait la victoire d’une extrême droite ayant une position différente sur la guerre en Ukraine, tout le monde se pose une question. On se demande aujourd’hui qui sera le prochain premier ministre en France. Attal, Melenchon, Faure ou X ?
En Iran, les choses sont plus claires, le réformateur Massoud Péshezchian, chirurgien, devient le nouveau Président. Aussitôt proclamé, quelques puissances occidentales affichent leurs réserves. Réserves quant aux changements notables qu’il pourrait apporter dans la politique anti occidentale de l’Iran.

Diomaye Faye

Pendant ce temps, les travaillistes reviennent au pouvoir après 14 années d’absence, la fleur au bout du fusil avec 408 sièges sur les 650 prévus. Le futur nouveau premier ministre Keir Stramer aura à décider sur des sujets importants. Par exemple les conséquences du Brexit, la guerre en Ukraine et entre autres l’épineux dossier de l’accord avec le Rwanda.  Lequel prévoit de rapatrier à Kigali et indifféremment, tout demandeur d’asile en situation irrégulière en provenance d’Afrique. L’ex avocat devra aussi tenir la barque britannique dans un contexte international mouvant.
Autour de la question ukrainienne, le rôle de la Russie déborde jusqu’aux portes du désert du Sahara. Où elle gagne en influence depuis le démantèlement des bases militaires françaises. Dans cette région de l’Afrique, la Cedeao peine visiblement à tenir les dirigeants de l’AES. Cette alliance des Etats du Sahel qui semble faire son bonhomme de chemin.
Après avoir décidé de lever une armée commune contre les mouvements terroristes, Traoré, Assimi et Tchiani se font courtiser. Courtiser par les émissaires de la CEDEAO pour réchauffer les relations entre le Burkina Faso, le Mali, le Niger et l’ensemble sous régional. Et pour cette mission délicate, les Chefs d’Etat de la CEDEAO mandatent le tout nouveau président du Sénégal, Diomaye Faye. Cette mission a valeur de test car elle permettra de révéler sa position face à l’AES. Et déterminer le statut de son pays. Le Sénégal abrite le siège de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest en tension avec Bamako, Ouagadougou et Niamey. Le Sénégal va-t-il rejoindre l’AES ou réussir à ramener à la maison CEDEAO ses membres en rupture de banc?
Tama César
photo: dr
POUVOIRS MAGAZINE

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