La désillusion des oppositions africaines

2 ans

Une chose est de prendre conscience, une autre est de réagir. Autrement dit la prise de conscience ne déclenche pas forcément, ne suscite pas automatiquement de bons comportements.

Le changement de comportement se construit. Après avoir pris conscience, on installe des outils permettant de décliner des réactions à la fois chez les jeunes que chez les adultes.

Le fait de se savoir dans un régime totalitariste est un pas, le second pas est de chercher à acquérir sa liberté. Un meeting, des déclarations, des tournées dans les villages, sont malheureusement un investissement insuffisant et inopérant au sein d’un peuple sorti de
guerre et qui se pose la question de savoir : « En fin de compte qu’ai-je gagné dans cette histoire ? ».

C’est très compliqué et complexe de former une population à l’acquisition de sa liberté, à la défense des droits humains et la liberté des autres. Entre un propos tenu lors d’un meeting, d’une déclaration et ce qu’il lui est donné de voir ou d’entendre chez d’autres peuples, chez les voisins, sur internet, un électeur se positionne seul.  Tout seul.

 

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